Les vœux du ministre à l’Enseignement supérieur privé

  • Enseignement supérieur privé

Mercredi 21 janvier 2026, la Fep-CFDT était pour la première fois invitée aux vœux de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Il a abordé son projet de loi sur la régulation de l’Enseignement supérieur privé, mais aussi la lutte contre l’antisémitisme et les discriminations. La Fep-CFDT rappelle qu’elle avait interpelé le ministère, les parlementaires et la presse sur ces sujets en 2025.

La régulation de l’Enseignement supérieur privé

Dans son discours, le ministre a précisé qu’il voulait valoriser toutes les formations. Pour lui, « l'immense quantité des formations du privé sont de très bonne qualité. Une petite partie pose ou ont posé problème, avec parfois des méthodes frauduleuses », d’où l’intérêt de son projet de loi. Il a mentionné aussi l’évolution qu’il a obtenue sur le label « Qualiopi ».

Cela est en phase avec les demandes de la Fep-CFDT, demandes revendiquées notamment lors de la publication du rapport sur l’Enseignement supérieur privé lucratif de Mesdames Folest et Descamps. Comme la Fep-CFDT l’avait dit au ministre ou aux parlementaires, ce projet devait être enrichi.

Concernant la protection des étudiants, la Fep-CFDT demande davantage de lisibilité sur Parcoursup pour mieux informer les lycéens dans leur orientation. Les enseignants doivent être mieux formés. Il est aussi essentiel d’effectuer un réel contrôle de l’utilisation des fonds publics versés au supérieur privé, notamment ceux issus de l’apprentissage.  Enfin, le législateur ne doit pas oublier les salariés - enseignants et non enseignants - travaillant dans le supérieur privé. Nous demandons que les bonnes conditions de travail des salariés et la qualité du dialogue social soient des critères conditionnant toute accréditation, subvention, tout agrément et partenariat.

 

Le rôle du Hcéres

Pour le ministre, « le Hcéres doit devenir la pierre angulaire de la régulation de l’Enseignement supérieur privé ». La Fep-CFDT rappelle l’utilité de ce conseil qui doit continuer à exister. Elle avait d’ailleurs été invitée en 2025 par Coralie Chevallier, la présidente du Hcéres (Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’Enseignement supérieur) pour échanger sur l’évolution des critères d’évaluation des établissements supérieurs. La Fep-CFDT avait plaidé pour l’amélioration qualitative des formations à travers la préservation des Eespig existants et la mise en place d’établissements partenaires. Elle avait aussi demandé la clarification des diplômes, titres et grades afin que les jeunes choisissent leur formation en toute connaissance de cause.

Lire l’article pour en savoir davantage.

 

La lutte contre l’antisémitisme et les discriminations

Le ministre s’est arrêté sur « cet imbécile poison de l'antisémitisme ». Il s’est réjoui de la loi du 31 juillet 2025 relative à la lutte contre l’antisémitisme dans l’Enseignement supérieur qui met en place une mission « égalité et diversité », chargée de la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine. Il a précisé que les décrets sont en cours de rédaction pour une pleine application dès mai 2026.

Cette loi s’applique aussi aux établissements d'Enseignement supérieur privé d'intérêt général (Eespig). C’est pour cela que la Fep-CFDT avait été invitée au ministère au sujet de ces décrets d’application.

 

Ainsi, la Fep-CFDT présente ses vœux 2026 concernant l’Enseignement supérieur privé : plus de régulation, plus d’égalité, pour des formations de meilleure qualité.

Ces articles peuvent également vous intéresser