La Fep-CFDT demande :
• un statut clair pour les CCF : Les CCF sont des examens.
Attendu depuis plusieurs années par la Fep-CFDT, le rapport de l’Inspection de l’Enseignement agricole sur les CCF déçoit. Charge de travail, durée des épreuves, aménagements : les difficultés vécues par les enseignants restent largement ignorées.
La commande adressée par la Direction générale de l’Enseignement et de la recherche (DGER) à l’Inspection de l’Enseignement agricole (IEA) était pourtant claire : « Evaluation du poids et du nombre d’épreuves ponctuelles terminales et de la mise en œuvre des CCF dans les référentiels de l’Enseignement agricole ».
Alors que la commande porte sur l’ensemble des référentiels, l’Inspection a choisi de concentrer son analyse sur le baccalauréat professionnel depuis la rénovation du tronc commun, en prenant notamment appui sur le bac pro Services aux personnes et animation dans les territoires (Sapat).
Pour la Fep-CFDT, cette approche ne permet pas de mesurer les difficultés et la réalité du travail des enseignants qui interviennent dans plusieurs filières. Elle laisse notamment de côté les évolutions du CAP agricole, dont la part de contrôle continu a augmenté dans la dernière rénovation, ou encore celles du BTSA semestrialisé, évalué à 100 % en CCF.
S’appuyer uniquement sur le bac pro permet à l’IEA de dire : il n’y a pas plus de CCF qu’avant puisque le Bepa a disparu !
Le rapport constate que les CCF oraux et pratiques sont plus nombreux et qu’ils mobilisent davantage d’enseignants. Mais il ne mesure pas suffisamment le temps nécessaire à leur organisation et à leur réalisation : préparation des sujets, convocations, passation des épreuves, mobilisation de plusieurs évaluateurs, corrections, saisie des résultats…
À cela s’ajoutent les aménagements d’épreuves, de plus en plus nombreux pour répondre aux besoins des élèves en situation de handicap.
C’est pourtant cette accumulation qui pèse directement sur les conditions de travail.
Face à ces constats, l’Inspection propose notamment de stabiliser et de partager le vocabulaire de l’évaluation, ou encore de construire en équipe des situations d’évaluation communes à plusieurs CCF. Pour la Fep-CFDT, cette analyse et ces propositions sont « hors-sujet ».
Ces pistes ne répondent pas à la question principale soulevée par les personnels : comment rendre l'organisation des CCF soutenable dans leur temps de travail ?
Pour la Fep-CFDT, le rapport passe ainsi à côté d’une partie essentielle de la commande qui lui avait été confiée : analyser concrètement la mise en œuvre des CCF, car c’est bien là que le bât blesse. N’importe quel enseignant peut attester de l’augmentation de la charge de travail liée au CCF aujourd’hui, par rapport à il y a 5 ans.
La Fep-CFDT ne se satisfera pas de ce rapport alors que les CCF occupent une place croissante dans le quotidien des équipes.
Elle demande désormais des propositions concrètes sur l’articulation entre les CCF et les obligations réglementaires de service (ORS), ainsi qu’un aménagement des référentiels d’évaluation permettant de rendre le dispositif soutenable.
La réussite des élèves ne peut pas reposer sur une augmentation continue et invisible de la charge de travail des personnels.
• un statut clair pour les CCF : Les CCF sont des examens.
• la fin du rattrapage des cours.
• des CCF organisés sur le temps scolaire.
• des référentiels réellement soutenables.
• moins d’épreuves et des épreuves plus courtes.
• la rémunération des ECCF.
à propos du rapport de l'IEALa Fep-CFDT
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« La question n’est plus seulement de compter les CCF. Il faut mesurer le temps réellement nécessaire pour les organiser, les faire passer et les évaluer. »