La fin des groupes de niveau obligatoires en 6e et 5e grâce à la CFDT

  • Conseil Supérieur de l'Éducation

Depuis la rentrée 2024 et dans le cadre du « Choc des savoirs », toutes les heures de français et de mathématiques en 6e et 5e doivent se faire en groupe de niveau. La Fep-CFDT s’était opposée à un tel dispositif triant les élèves et à l'efficacité douteuse, selon la recherche et l’inspection générale. Même les représentants des parents étaient contre. Sans moyen alloué, sa mise en place engendre des problèmes d’organisation et de travail supplémentaire portant atteinte à la liberté pédagogique.  Au Conseil supérieur de l’éducation du 15 janvier 2026, ces obligations disparaissent, grâce à l’action des syndicats - dont la CFDT, qui y a fortement contribué.

Ce qui change à la rentrée 2026

Il ne sera plus obligatoire de mettre en place des groupes de niveau en 6e et 5e en mathématiques et français. Chaque établissement sera libre de les organiser ou pas, sur tout ou partie des horaires. Les collèges pourront « proposer aux élèves de sixième dont les besoins ont été identifiés, une heure supplémentaire de soutien ou d’approfondissement en français ou en mathématiques ». C’est le retour de l’AP qui avait été sacrifiée en 2024.

La Fep-CFDT a été la seule organisation syndicale du privé à s’exprimer sur ce sujet. Elle a salué cette victoire mais a demandé encore davantage : que ce dispositif puisse s’appliquer à toutes les matières avec une certaine flexibilité (demi-groupes, groupe de besoins, projets…),

La Fep-CFDT a aussi revendiqué la mise en place des conseils pédagogiques dans le privé sous contrat. Si la Fep-CFDT veille au quotidien à ce que les programmes, et rien que les programmes, soient mis en œuvre pendant les heures de cours, il est légitime que dans tous les établissements privés sous contrat, tous les enseignants puissent s’investir dans le choix de la mise en place des dispositifs pédagogiques, au nom de la liberté pédagogique.

 

Une victoire CFDT au nom de la liberté pédagogique

La dernière intervention sur le sujet par la Fep-CFDT a eu lieu au Conseil supérieur de l’éducation le 4 décembre 2025 en présence du ministre (à lire ici). Sa réponse donnait partiellement raison à la CFDT. 

Pour lui, ce n’est pas la peine de laisser en place de tels groupes là où ils ne fonctionnent pas, alors qu’ils pourraient être maintenus là où ils sont utiles.

Dès le lancement de la réforme en novembre 2023, la Fep-CFDT n’a eu de cesse de refuser ces groupes au nom de la liberté pédagogique. Elle s’est exprimée sur ce sujet à maintes reprises au Conseil supérieur de l’éducation, lors de ses rencontres avec les différents ministres, en déposant des amendements, en boycottant une réunion ou en faisant diverses mobilisations (à lire ici).

Pour la Fep-CFDT, seules les équipes sont capables de savoir ce dont leurs élèves ont besoin. Au ministère alors, de leur donner les moyens nécessaires pour faire des groupes de besoins ponctuellement, si nécessaire, et dans toutes les matières. La mobilisation syndicale a donc payé, dans l’intérêt des conditions de travail des enseignants et pour l’efficacité du service public d’éducation.

 

https://fep.cfdt.fr/sinformer/vous-defendre/non-aux-groupes-de-niveaux

https://fep.cfdt.fr/sinformer/vous-defendre/vers-la-fin-des-groupes-de-niveaux

https://fep.cfdt.fr/sinformer/sous-contrat-education-nationale/la-fep-cfdt-dit-non-au-choc-des-savoirs-au-conseil-superieur-de-leducation

 

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