39è congrès fédéral : bilan d’activité

Publié le 06/07/2021

Sans éluder les difficultés ni les crises que nous avons dû affronter, comme la société, durant cette mandature, le rapport d’activité a donné le ton, en disant que la Fep a su faire face et garder le cap. Puis il a fait l’analyse de l’activité de ces 4 années, dont voici la substantifique moelle.

Pour commencer : l’audience électorale. S’il existe une fragilité concernant les Très petites entreprises (TPE), la Fep est en revanche bien implantée dans les Comités sociaux et économiques (CSE) des établissements grâce à la formation et l’accompagnement des élu·es et référent·es. Pour le secteur public, la mesure de représentativité de 2018 a conforté notre 1re place. Mais la concurrence est là, surtout dans le 1er degré : l’investissement de tou·tes est attendu pour les élections de 2022.

En matière de développement, même si l’objectif de +10 % du congrès de Rennes s’éloigne, la progression n’est déjà pas si mal eu égard au contexte. À mettre à l’actif du réseau militant, et de l’accompagnement des équipes.

Les conditions de travail, quant à elles, ont été une préoccupation durant toute la mandature. En témoignent nos positionnements face aux réformes, l’accompagnement des CSE, les formations sur la qualité de vie au travail, le temps syndical qui leur est consacré... Nos revendications se sont pourtant heurtées dans le secteur public à « un décideur politique peu progressiste et à une faible capacité de mobilisation ».

Concernant le système éducatif, la Fep-CFDT « ne s’interdit plus de prendre position sur la façon dont [il] fonctionne et sur ses évolutions ». Elle a tenu sa place aux Conseil supérieur de l’éducation, Conseil national de l’enseignement agricole, comités de suivi des réformes… Mais faute d’un espace pour le faire, nous réagissons encore plus que nous ne proposons. Le rapprochement nécessaire avec le Sgen aidera à la reconnaissance de l’enseignement privé comme une partie prenante du système public d’éducation. Quant au monde de la formation, malgré la réforme de la formation professionnelle, il peine à être plus visible.

Même si, avec la crise, la porte s’est davantage ouverte dans les rectorats, le dialogue social reste difficile à l’Éducation nationale : « L’attitude de l’État nous ferait presque paraître celle des employeurs vertueuse » ; mais la Fep ne renoncera pas à y être entendue. Elle l’est davantage dans les branches − à l’exception de celle du Cneap-Gofpa − et l’on constate un progrès dans les CSE.

La proximité, c’est « du développement, de l’audience, de la confiance, de la crédibilité ». La démarche crée ou renforce des liens tous azimuts : avec les sections et les adhérents et adhérentes isolé·es, entre syndicats et fédération, Fep et Sgen, avec l’interpro. Elle passe aussi par la formation décentralisée et développe la mutualisation. La crise n’aura pas eu raison d’elle, ajoutant la « visio » au cloud et à l’ARC1 déjà à son service. Reste à « travailler [à travers elle] une forme de politisation ».

Si son organisation peut encore être optimisée et l’analyse de l’information qu’elle transmet, développée, la communication interne et externe a été revue. Améliorée, elle subit parfois de vives critiques. Mais rien ne prouve que nous ayons tort. Quant à la nature de nos messages, reconnaissons que si notre « retenue […] nous honore, elle nous dessert également ».

La vie de la Fédération s’est engagée vers plus de justice et d’égalité par l’introduction dans le règlement intérieur du principe de mixité, avec l’idée d’atteindre la mixité proportionnelle. Y figure désormais aussi la limitation des mandats nationaux qui assure le renouvellement générationnel. La réforme statutaire de 2017 a inscrit dans nos textes la place centrale des syndicats, elle a entériné l’existant et le « faire Fédération » a été entretenu.

1 Accompagnement, ressources, conseil, dispositif confédéral.