Organismes de formation : la Fep-CFDT agit pour plus de justice salariale.

  • Textes conventionnels OF

Le 4 février 2026, la Fep-CFDT a signé un avenant à l’article 21 de la convention collective des organismes de formation consacré aux rémunérations minimales conventionnelles. L’objectif est de rendre ces minima plus transparents, plus lisibles et mieux contrôlés par les salarié·es. En instaurant notamment un calcul au mois civil et un contrôle régulier de leur respect, cet accord marque une avancée concrète pour l’équité salariale et la protection du pouvoir d’achat.

En choisissant de signer cet avenant, la Fep-CFDT a voulu faire évoluer concrètement les règles de rémunération dans la branche des organismes de formation. Jusqu’à présent, les minima conventionnels étaient exprimés sur une base annuelle, ce qui rendait leur vérification difficile et parfois opaque pour les salarié·es. Désormais, ils seront calculés au mois civil, une évolution qui permettra à chacun et chacune de vérifier plus facilement que son salaire respecte bien le minimum conventionnel correspondant à son niveau de classification.

Un contrôle renforcé pour défendre le pouvoir d’achat

Avec cet avenant, un ou une salariée pourra contrôler le respect du minimum conventionnel par rapport à son palier. Ce minimum conventionnel sera également vérifié chaque mois, au prorata temporis en cas d'entrée ou de sortie en cours de mois. Si un salarié n’atteint pas ce minimum, l’employeur devra procéder à une régularisation au plus tard sur la fiche de paie du mois suivant. Ce nouveau changement renforce concrètement la protection du pouvoir d’achat et limite les dérives ou retards de régularisation.

L’accord clarifie également ce qui entre réellement dans le calcul du minimum conventionnel : salaire de base, primes d’objectifs, avantages en nature ou encore rémunération variable. À l’inverse, plusieurs éléments en sont explicitement exclus, comme le 13ᵉ mois, les primes d’ancienneté ou d’assiduité, la participation, l’intéressement, les remboursements de frais, ou encore les majorations pour heures supplémentaires, travail de nuit ou jours fériés. Cette clarification était indispensable pour éviter les interprétations abusives.

Une négociation salariale mieux encadrée

Autre avancée obtenue : l’encadrement du calendrier de négociation des salaires minima de branche. Désormais, les discussions pour l’année suivante devront s’ouvrir au premier semestre de l’année en cours et se conclure au plus tard le 30 juin. L’objectif est d’éviter les blocages et d’obliger les partenaires sociaux à traiter la question salariale dans des délais clairs.

La Fep-CFDT mobilisée pour les salarié·es

Pour la Fep-CFDT, cet avenant constitue une étape importante pour plus d’équité et de transparence dans les rémunérations. La mise en place se fera progressivement, sur une période transitoire pouvant aller jusqu’à quatre ans à compter du 4 février 2026, afin de permettre aux organismes de formation de s’adapter.

Mais pour notre organisation, le combat pour les salaires ne s’arrête pas là. La Fep-CFDT continuera d’agir dans la branche pour obtenir de véritables revalorisations salariales et une meilleure reconnaissance du travail des salarié·es des organismes de formation.

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