Examens : mobilisables jusqu’au 9 juillet
Après les fortes chaleurs de juin 2026, le ministère adapte le calendrier des examens. Écrits le matin, reports possibles jusqu’au 9 juillet… Pour la Fep-CFDT, ces mesures restent insuffisantes face à des épisodes caniculaires devenus récurrents.
Des épreuves écrites uniquement le matin
Après les difficultés rencontrées pendant la période de canicule lors des examens de juin 2026, le ministère de l’Agriculture prévoit plusieurs adaptations.
Les épreuves écrites seront désormais organisées uniquement le matin afin de limiter l’exposition des candidats et des personnels aux températures les plus élevées.
Pour les épreuves orales, en revanche, pas de changement : elles continueront à être programmées le matin et l’après-midi. Les concentrer uniquement sur les matinées allongerait le calendrier et augmenterait le nombre de jours de mobilisation des enseignants dans les centres d’examens.
Des reports possibles jusqu’au 9 juillet
En cas de conditions météorologiques jugées « insoutenables », certaines épreuves pourraient être reportées sur la semaine du 5 au 9 juillet.
Mais que signifie précisément une situation « insoutenable » ? Un seuil de température ? Une vigilance orange ou rouge ? D’autres critères ?
La Fep-CFDT a demandé des précisions à l’administration. À ce stade, aucune réponse claire n’a été apportée.
Une conséquence est néanmoins certaine : les enseignants pourront être mobilisés pour les examens jusqu’au 9 juillet. Une donnée à intégrer dans l’organisation de la fin d’année scolaire.
Des centres d’examens inégalement équipés
La situation des corrections évoluera peu. La dématérialisation des copies n’étant pas envisagée à court terme, les correcteurs devront toujours se déplacer dans les centres de correction.
Ceux-ci pourront ouvrir dès 7 heures du matin afin de permettre de travailler aux heures les moins chaudes.
L’accès à l’eau, aux ventilateurs et plus largement aux équipements permettant de faire face à la chaleur dépend cependant des moyens disponibles localement. Les conditions pourront donc varier fortement d’un centre d’examens à l’autre.
Anticiper plutôt que subir
Pour la Fep-CFDT, ces adaptations constituent une première réponse mais manquent d’ambition et surtout d'une vision à long terme. Dans certains territoires, notamment dans le sud de la France, les fortes chaleurs pendant la période des examens ne sont plus exceptionnelles.
La Fep-CFDT a donc proposé à la Direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) d’anticiper ces situations en identifiant, avec les collectivités territoriales, des salles de repli adaptées ou climatisées pouvant accueillir les épreuves en cas de forte chaleur.
L’administration s’est engagée à étudier cette proposition.
La Fep-CFDT demande : - Des critères précis permettant de décider du report d’une épreuve ; - des conditions d’examen équitables sur l’ensemble du territoire ; - l’identification en amont de salles de repli adaptées ; - une stratégie pérenne d’adaptation des examens aux fortes chaleurs. Face au changement climatique, l’organisation des examens ne peut plus reposer sur des solutions prises dans l’urgence. |
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9 juillet C’est la date jusqu’à laquelle les enseignants pourront être mobilisés en cas de report d’épreuves pour fortes chaleurs.