Écoles : quand les coupes budgétaires aggravent le défi de la transition écologique juste
Les épisodes de fortes chaleurs qui ont marqué le mois de juin ont rappelé une réalité de plus en plus préoccupante : les établissements scolaires sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique. Pourtant prévisibles, ces vagues de chaleur continuent de mettre en difficulté élèves et personnels, alors même que des solutions existent.
Coupe budgétaire
En juin, nous avons connu plusieurs épisodes de fortes chaleurs, des épisodes pourtant prévisibles mais qui n'ont pas été anticipés par l'État. Durant cette période, il avait été annoncé un plan de financement destiné à adapter plusieurs milliers d'écoles aux conséquences du changement climatique.
Or aujourd'hui, nous apprenons une coupe budgétaire de 40 millions d'euros. Cette réduction représente 80 % des crédits initialement prévus pour financer les travaux de rénovation thermique, d'isolation et de végétalisation des cours de récréation.
Cette décision serait justifiée par la volonté de maîtriser les dépenses publiques. Mais fera-t-elle baisser les températures dans les classes ? Comment continuer à travailler lorsque la température atteint 35 °C dans les salles de classe et qu'il existe peu, voire aucun espace où elle reste inférieure à 30 °C ?
Les risques de forte chaleur
Il est pourtant précisé que le risque apparaît dès lors que les températures sous abri atteignent 32 °C, et ce même en l'absence d'une alerte canicule. La relation entre la température et l'humidité ambiante constitue un facteur aggravant : plus l'atmosphère est chargée en humidité, plus l'évaporation de la sueur devient difficile et moins l'organisme peut se refroidir normalement.
Il n'existe pas de réglementation spécifique du travail en cas de fortes chaleurs. Toutefois, l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité) considère qu'au-delà de 30 °C pour une activité sédentaire et de 28 °C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur constitue un risque pour les salariés et salariées exposés.
Mobilisation le 26 septembre
Cette coupe budgétaire est incompréhensible. La réponse ne peut se limiter à gérer les crises lorsqu'elles surviennent. Elle doit s'inscrire dans une politique globale d'adaptation de l'École et de protection des personnels. C'est le sens du combat que la CFDT mène depuis plusieurs années et qu'elle continuera à porter dans toutes les instances de dialogue social.
La Confédération invite les organisations CFDT qui le souhaitent à participer aux mobilisations du 26 septembre afin de faire entendre la voix du monde du travail et de porter nos propositions pour une transition écologique juste. Les organisations qui le souhaitent pourront rejoindre ces mobilisations dans les conditions qui leur paraîtront les plus adaptées, en fonction de leurs réalités locales ou professionnelles. L'objectif est de s'appuyer sur les outils confédéraux existants, notamment le Manifeste pour une transition écologique juste et le Bouclier social climatique.
Pour rejoindre ces mobilisations : https://26septembre.org/appel/