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A la suite d’un rapport d’enquête de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) diligenté par le ministère du Travail, l’État cherche à faire des économies dans la gestion des Opco (Opérateurs de compétences). Après des années de restructuration et d’austérité, ce sont à nouveau 100 millions d’euros d’économies qui sont demandées aux Opco dans le projet de loi de finances 2026 au détriment des salarié·e·s de l’écosystème de la formation professionnelle. La Fep-CFDT et son syndicat national de la formation, le Synafor-CFDT, sonnent l’alerte.
Alors que le ministère échange avec les présidences des Opco, les directions générales et les Conseils d’administration s’organisent pour répondre à des demandes d’économies.
Le non-remplacements de départs naturels ou de départs en retraite sont d’ores et déjà mis en œuvre. Si des pistes de mutualisation sont en réflexion, aucune n’a encore été entérinée.
Bien que le ministre souhaite maintenir l’appareil productif de gestion de la formation professionnelle, il est à craindre une intensification du travail et la dégradation de la qualité de vie et des conditions de travail des salariés des Opco.
Il est inconcevable de demander de travailler autant voire plus, avec moins de moyens. Par capillarité, tout le système de la formation risque de se trouver ébranlé.
Les choix d’économies portent sur une réduction de personnel ou de différents budgets, tels que les frais de communication, de mission ou immobilier. Dans la plupart des cas, les pistes d’économies sont décidées sans associer les IRP (Instances représentatives du personnel), souvent composées de délégués syndicaux ou d’élu·e·s du CSE (Comité social et économique), qui se sont mobilisées en interfédération afin de commander une enquête transversale sur la santé financière et sociale des Opco.
Les IRP sont force de proposition quant aux pistes à envisager, en matière de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels) et sur des questions d’accompagnement à la formation, à la certification et à la reconversion.
L’interfédérale et les délégués syndicaux des champs des Opco ont alerté les médias sur les réformes qui ne peuvent pas se faire au détriment des salarié.e.s, du service aux entreprises et aux branches professionnelles.
Les délégués syndicaux et les IRP exigent un dialogue social, serein et paritaire pour construire un nouveau modèle des Opco dans le respect de la qualité de vie au travail et de la santé mentale des salariés.