La CEPNL doit désormais passer des paroles aux actes.
Lors de la CMPPNI du 7 juillet 2026, la CEPNL a annoncé l'ouverture officielle des négociations salariales.
Soyons clairs : cette négociation n'est pas une faveur faite aux salariés. Elle est imposée par le Code du travail, les premiers niveaux de la grille conventionnelle étant désormais rattrapés par le Smic.
Cette situation est le résultat de plusieurs années d'absence de revalorisation suffisante des minima conventionnels, malgré les alertes répétées de la Fep-CFDT. Conséquence : un tassement des grilles salariales, une perte de reconnaissance et des perspectives de carrière de moins en moins lisibles.
Jusqu’à présent, les propositions de la Fep‑CFDT ont été trop souvent mises de côté, au profit de décisions unilatérales de l’employeur, systématiquement au rabais.
Cette année, un élément nouveau apparaît : la proposition intersyndicale présentée n'a pas été rejetée d'un revers de main par la CEPNL. Ce n'est pas encore une avancée, mais peut-être le signe d'une volonté nouvelle d'engager un dialogue social plus loyal.
La Fep-CFDT présentera une contre-proposition. Notre objectif est clair : obtenir une véritable revalorisation des salaires et une meilleure reconnaissance de l'engagement des personnels Ogec.
La CEPNL a désormais l'occasion de démontrer qu'elle est prête à changer de méthode et à engager une négociation honnête. Dans le désert des négociations salariales de ces dernières années, un mirage est vite apparu à l'horizon. La Fep-CFDT espère qu'il s'agit enfin d'une véritable oasis de dialogue social et non d'une illusion qui disparaîtra à mesure que les discussions avanceront.
Les personnels Ogec méritent mieux que des promesses. Ils attendent des actes. La Fep-CFDT restera mobilisée et vigilante pour que cette négociation débouche sur des avancées concrètes.