Hausse du Smic : quelle sera la réponse de la CEPNL ?
Face à la nouvelle hausse du Smic au 1er juin 2026, la question des salaires dans l’EPNL revient avec force. Après des négociations de branche jugées largement insuffisantes par les organisations syndicales, la Fep-CFDT demande une véritable revalorisation salariale pour les personnels OGEC, au-delà des simples mesures temporaires.
Le Smic (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) va connaître une nouvelle augmentation de 2,41 % (1 867,02 euros brut) au 1er juin 2026. Une mesure censée protéger le pouvoir d’achat des salarié·es face à la hausse du coût de la vie. Mais une question s’impose aujourd’hui dans l’EPNL (Enseignement privé non lucratif) : que vont faire nos employeurs ?
Une politique salariale au rabais
Lors de la dernière NAO (Négociation annuelle obligatoire) de branche, le Smic était à 1 823,03 euros brut. La Fep-CFDT, en intersyndicale, a formulé plusieurs propositions, dont une revendication claire : + 3 % sur le point EPNL.
En face ? La Confédération de l’EPNL s’est contentée d’affirmer que 0,5 % était « acceptable », portant le salaire minimum de branche à 1 820,09 euros brut. Et comme rustine, une « valorisation temporaire » a été bricolée afin d’éviter que certains personnels Ogec (Organismes de gestion de l'enseignement catholique) se retrouvent sous le SMIC, avec une légère « bonification exceptionnelle », sans pour autant revaloriser réellement les salaires.
Des réponses attendues, pas des mesures temporaires
Aujourd’hui, avec cette nouvelle hausse du Smic de 2,41 %, une autre question se pose : vont-ils encore improviser des mesures temporaires ? Vont-ils une nouvelle fois contourner le vrai sujet ? Ou vont-ils enfin reconnaître la nécessité d’une réelle augmentation salariale pour toutes et tous ?
La Fep-CFDT a demandé, lors de la CPPNI (Commission paritaire permanente de négociation, d'interprétation) du 21 mai 2026, la réouverture d’une négociation sur ce sujet. Car maintenir artificiellement des rémunérations juste au-dessus du minimum légal n’est pas une politique salariale.
Les personnels Ogec méritent mieux que des rustines. Ils méritent une reconnaissance durable de leur travail et une véritable progression de leur pouvoir d’achat.
Nous attendons désormais des réponses. Et surtout des actes.