La Fep-CFDT invite les enseignants à se mobiliser contre le « Choc des savoirs »

  • Enseignants du primaire - Sous contrat Éducation nationale
  • Enseignants du secondaire - Sous contrat Éducation nationale

La Fep-CFDT refuse, depuis les premières annonces ministérielles, les mesures du « Choc des savoirs ». À partir de mai, elle propose, à tous les personnels, une action visant à dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail provoquée par cette réforme.

Surcharge de travail, alourdissement des journées et des emplois du temps, renforcement des risques psychosociaux, les conséquences de la réforme qui s’annonce seront nombreuses, affectant la santé physique et mentale des personnels.

Remplir une fiche de signalement

Pour dénoncer cela, la Fep-CFDT invite chaque personne concernée à remplir une « fiche santé et sécurité au travail », sur le modèle de celles que l’on peut trouver sur le site des différentes académies. Il leur sera possible d’y consigner les conséquences de cette réforme sur leur service et sur leur établissement, avant de la retourner à leur syndicat territorial Fep-CFDT. Les représentants et représentantes de celui-ci s’en serviront dans les instances dans lesquelles ils siègent ou lors d’audiences au rectorat pour marquer ainsi le refus massif de cette réforme.

Santé et sécurité ou l’impossible dialogue social

La remontée en nombre de ces fiches permettra aussi de mettre le doigt sur le vide juridique qui existe concernant l’obligation de protection hiérarchique qui incombe à l’administration à l’égard des personnels des établissements privés sous contrat, agents de droit public.

Reprises par la Fep-CFDT pour porter cette action revendicative, ces fiches sont des outils qui ne sont normalement pas ouverts aux personnels du privé sous contrat. Disponibles dans tous les établissements publics pour que les enseignants signalent officiellement toute dégradation de leurs conditions de travail, elles remontent par voie hiérarchique au Comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail de chaque académique. Actuellement, cette instance qui permet de porter les questions de sécurité et de santé à la connaissance de la hiérarchie, n’existe pas pour les personnels du privé sous contrat. Les établissements privés et l’administration se rejettent donc mutuellement la balle de la prise en charge de ces questions, sans considération pour les personnels enseignants, qui sont pourtant bien des agents de droit public.  

Voir notre affiche et les modèles de fiches ci-dessous (une pour 2023-2024  et une pour 2024-2025 ).

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