Améliorer l’entrée dans le métier
La Cour des comptes pointe un parcours de formation incohérent et une nécessité de diversifier les moyens de recrutement. La Fep-CFDT n’a pas attendu ce rapport de la Cour des comptes pour porter des revendications sur la formation initiale des enseignant·e·s.
Un rapport de la Cour des comptes du 1er février dernier suggère de diversifier le recrutement des enseignants et pointe un parcours de formation incohérent. Elle a commandé un sondage auprès de l’institut Ipsos auprès de 2 000 étudiant·e·s sur l’attractivité du métier. 12% déclarent envisager très sérieusement de devenir enseignant·e, 32% ne l’excluent pas et 14% y ont déjà pensé mais y ont renoncé.
Face aux concours qui ne font plus le plein, certaines académies comme Créteil et Versailles recourent massivement à des contractuels.
Parmi les facteurs d’attractivité, la sécurité de l’emploi, le salaire et le statut ne font plus recette. Certes une meilleure rémunération participerait de l’attractivité, mais les étudiant·e·s ont déclaré être davantage préoccupé·e·s par les conditions d’exercice du métier, et le rapport aux élèves.
La Fep-CFDT n’a pas attendu ce rapport de la Cour des comptes pour porter des revendications sur la formation initiale et continue des enseignant·e·s. Pour la CFDT, il faut :
- privilégier l’entrée par le concours ;
- dé-précariser l’emploi par la formation des personnes et par des concours réservés ;
- instaurer un niveau de concours unique (premier degré, second degré, lycée professionnel) ;
- refuser une formation à deux vitesses avec des profs qui auraient besoin de pratique et d’autres de connaissances disciplinaires. Toutes les préparations aux concours doivent mêler apprentissage, enseignement et connaissances.
Partout où la Fep-CFDT siège, elle sera vigilante et portera ses revendications auprès du ministère et des instances de Formiris.