Lycée général et technologique : il faut améliorer la réforme

  • Système éducatif et réformes

Le comité de suivi de la réforme du lycée général et technologique s’est réuni ce 27 juin. Les échos du terrain prouvent qu’il y a encore fort à faire, notamment quant aux épreuves de spécialité.

Depuis l’instauration de cette réforme, la Fep-CFDT et le Sgen-CFDT se sont mobilisés pour en faire évoluer de nombreux aspects. La Fep s’est associée à son homologue du public pour demander aux collègues concerné·e·s de transmettre leur expérience du bac 2023, à l’issue cette première année de mise en œuvre presque normale.

Épreuves de spécialité : des modalités à revoir

L’enquête menée auprès de nos adhérents et adhérentes est toujours en cours, mais des lignes fortes se dessinent déjà. Les épreuves de spécialité, sous cette forme, à ce moment de l’année et avec un programme aussi chargé, mettent élèves et personnels dans une situation de tension et de stress insupportables. Des épreuves terminales en mars, cela n’a pas de sens. La Fep-CFDT le dit au ministère depuis plusieurs années. Il semble enfin l’avoir entendue. Mais, comme le Sgen-CFDT l’a déclaré lors de cette réunion du comité de suivi, il n’y aura pas de bonnes solutions après cinq ans d’errance. L’erreur initiale est d’avoir déplacé des épreuves de juin en mars, sans évolution, puis d’avoir fait comme si la période Covid n’avait pas existé. Réfléchir désormais à un changement en profondeur des Épreuves de spécialité signifie préparer de nouveaux aménagements d’importance pour des collègues épuisé·e·s qui passent leur temps à s’adapter. C’est intolérable.

Épreuves anticipées de Français : des évolutions nécessaires

Concernant les épreuves anticipées de Français, également à l’ordre du jour, force est de constater que les choses n’avancent pas. La CFDT avait pourtant adressé un courrier au ministère avant d’être reçue en janvier pour demander la réduction du nombre de textes au programme et l’allègement de la charge de travail des collègues. Les organisations syndicales s’accordent sur une nécessaire évolution. Les lycéens et lycéennes trouvent quant à elles et eux surprenant qu’on donne une place aussi importante pour la préparation d’une épreuve qui compte pour moins de 10% dans le résultat final du baccalauréat

Parcoursup : trop d’opacité

Jérôme Teillard, chef du projet Parcoursup, s’est une fois de plus réjoui qu’à la date de la réunion, plus de 90 % des élèves aient reçu au moins une réponse positive parmi les vœux qu’ils ont formulés. Se satisfaire simplement de ce chiffre prouve une fois de plus que les parcours d’orientation sont déshumanisés. Sans parler de l’aspect contestable de ces données chiffrées, quand il n’y a pas d’analyse fine concernant l’utilisation d’algorithmes qui privilégient des élèves sans fondement clair. Les biais discriminants qu’ils cachent, notamment en termes de catégories sociales et de genre, demeurent et le ministère est bien en peine pour agir contre.

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