La Fep-CFDT, représentante de l’enseignement privé au CESE

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Ce mardi 25 juin, la Fep-CFDT a été invitée au Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour entendre la restitution du rapport « Réussite à l’Ecole, Réussite de l’Ecole ». Rapport durant l’écriture duquel elle avait été entendue.

Pour constituer son rapport, le CESE s’était rendu sur le terrain où il avait consulté nombre d’acteurs de l’Éducation, dont des syndicats. Parmi ceux-ci la Fep-CFDT. Ainsi, le rapport prend-il aussi en compte l’enseignement privé sous contrat.

L’état d’esprit du rapport

Cela faisait 9 ans que le CESE n’avait pas fait une étude aussi large sur l’école. Celle-ci prend en compte les 13 millions d’élèves de la maternelle au lycée. Le CESE y constate la présence inadmissible d’inégalité entre élèves. De ceci une conviction : la nécessité de promouvoir la mixité sociale afin de pouvoir former des élèves libres et éclairés.

Réussir à l’école, c’est réussir un parcours scolaire choisi en ayant pu bénéficier de tous les outils pour devenir capable de comprendre le monde et d’y agir dans la société.

La réussite de l’école, c’est la capacité de la société à éduquer et former aujourd’hui les personnes de demain qui assureront les métiers, les engagements pour répondre aux besoins de la société, à répondre à ses besoins par l’éducation et la formation. C’est aussi sa capacité à fabriquer du commun, à assurer le vivre ensemble.

Évoquer l’école, c’est évoquer l’égalité des chances. Le CESE parle de la réussite de tous, à l’opposé de l’égalité des chances car cette dernière offre les mêmes conditions à tous mais met en l’élève sa responsabilité de réussir. Or, on peut vouloir mais ne pas pouvoir, voire être empêché, d’autant que l’échec vient de l’inégalité sociale. La réussite ne se joue en effet pas qu’à l’école. Le climat politique incertain n’arrange rien.

Les préconisations du CESE

Les propositions du CESE s’articulent autour de quatre axes.

« Redéfinir les finalités de l’Ecole et mieux articuler l’ensemble des politiques qui concourent à l’éducation ». On rend responsable l’Ecole de tout. Il faut clarifier ce que l’on attend de celle-ci en mettant tous les élèves, notamment ceux en difficulté, au centre du dispositif. Ainsi, il faut s’attaquer aux inégalités sociales et qu’à un meilleur lien entre culture locale et école.

« Favoriser l’égalité et la mixité sociale dans les territoires ». C’est un axe fort du travail. Il convient d’apprendre à vivre ensemble et faire société. Le cycle élémentaire est un moment important pour cela. Le CESE préconise donc de mettre en place des observatoires tant au niveau national qu’à celui des territoires. Il propose d’agir sur la ségrégation scolaire par un plan pluriannuel pour réduire les Indices de position sociale (IPS) entre les établissements, dans le public comme dans le privé. Engager l’enseignement privé dans cette dynamique avec un contrat d’objectifs et de moyens est essentiel.

« Conforter les acteurs de la communauté éducative et en priorité les élèves ». Il ne faut pas négliger le rôle important des associations, parents, éducateurs. Pour davantage de réussite, il est essentiel que le projet soit partagé avec les parents. Pour le CESE, la baisse démographique pourrait générer automatiquement une inflexion des effectifs par classe. De même, le changement climatique est l’occasion de s’attaquer à la question bâtimentaire. Il faut aussi renforcer la démocratie scolaire.

« Transformer l’Ecole et confronter le rôle des personnels ». Le CESE préconise d’accorder plus d’importance aux débuts en primaire, d’augmenter les effectifs des personnels de l’éducation (médecins, psychologues, CPE, AESH…), de recruter davantage d’enseignants en leur donnant plus d’initiative et en leur faisant confiance.

Retrouver l’intégralité de la présentation du rapport en vidéo : ICI.

Retrouver l'intégralité du rapport écrit : ICI.

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