Enseignement agricole : la Fep-CFDT reçue par le DGER
C’est suffisamment inédit pour le souligner, la Fep-CFDT a été conviée le 29 août à une réunion de rentrée pilotée par le Directeur général de l’enseignement et de la recherche (DGER) en personne ! Une rencontre riche au cours de laquelle aucune question n’a été éludée.
La Fep-CFDT a été conviée à une réunion de rentrée animée par Benoit Bonaimé (Directeur général de l’enseignement et de la recherche) qui, d’entrée de jeux, a posé le cadre : « A quelques jours de la rentrée, je reçois toutes les composantes de l’enseignement agricole pour que la rentrée se passe dans les meilleures conditions, je souhaite anticiper et entendre ce qui ne va pas ». Une volonté de dialogue qui nous a permis d’aborder plusieurs de nos préoccupations, en premier lieu les problèmes récurrents de gestion RH. M. Bonaimé n’a pas nié les dysfonctionnements dont les raisons sont multiples. Plusieurs chantiers sont en cours pour apporter des solutions. Espérons que les résultats arrivent vite.
Sur le sujet récurrent des obligations de service, la volonté de la DGER est d’exercer davantage de contrôle même si la Fep constate que ces « contrôles » ne sont pas mis en œuvre au niveau des SRFD. Nous avons également rappelé que les semaines d’examens ne sont pas comptabilisées dans l’annualisation et que les enseignants du privé continuent de travailler bénévolement lorsqu’ils sont convoqués ! Embarrassé par ce sujet, le DGER a précisé que cela devra être discuté du CCM. Mais une chose a été claire, M. Bonaimé refuse de toucher à la loi Rocard pour nous permettre d’avoir les mêmes conditions de travail que les autres profs !
Nous avons ensuite échangé sur le projet de loi et d’orientation agricole (PLOA) qui n’a pas pu être adopté suite à la dissolution de l’Assemblée nationale. Le ministère cherche des solutions par vecteurs législatifs ou voie règlementaire notamment pour faire passer le « bachelor ». La DGER nous assure également qu’elle n’oubliera pas de trouver un vecteur législatif pour faire passer la rupture conventionnelle dont l’amendement est déjà rédigé !
Sur le sujet des AVS* (auxiliaires de vie scolaire), le ministère a rappelé qu’il y a normalement 60h de formation obligatoire. « Nous allons ouvrir une piste de réflexion pour voir quelle structure publique pourrait embaucher ces AESH et les mettre à disposition du privé comme cela se fait au MEN. On pourrait mettre en place une cellule nationale pour gérer cela » a précisé Benoit Bonaimé
Afin, sur la question de l’apprentissage et de la mixité, la DGER a précisé qu’elle va lancer des contrôles de l’apprentissage dans les structures privées hors contrat. La Fep-CFDT ne manquera pas de son côté de réclamer une clarification du cadre règlementaire comme le MEN vient de le faire en cette rentrée (lire l’article).
* dans nos établissements privés, nous avons des AVS (sous statut privé) alors qu’au MEN il y a des AESH embauchées par les rectorats (statut public).
Photo : André JEFFROY - Cécile RUIZ - Boris GENTY