Test d’aptitude de sauvetage aquatique : du nouveau pour les professeurs d’EPS
La circulaire du 9 mars 2026 relative aux modalités d’organisation du test d’aptitude de sauvetage aquatique vient abroger celle de 2019. Si elle ne modifie pas de manière significative le contenu technique de l’épreuve, elle fait évoluer son organisation pratique par les académies, en clarifiant certains points de difficultés qui avaient été remontés au ministère.
Un renforcement de l’organisation académique du test
La circulaire de 2026 prévoit désormais deux sessions annuelles par académie au cours du premier semestre, l’une en février et l’autre en juin (au lieu d’une au cours du premier trimestre). Cette évolution vise à sécuriser davantage l’accès à la qualification pour les candidats qui ne peuvent pas la justifier par leur cursus Staps, ou par l’un des titres admis en équivalence. Cette disposition est donc la bienvenue puisque favorable pour les candidats qui ne pouvaient pas jusque-là bénéficier d’une deuxième session.
La date d’appréciation de la qualification
La circulaire de 2026 apporte une précision absente du texte de 2019 : la qualification en sauvetage aquatique s’apprécie à la date de publication des résultats d’admission au concours présenté par le candidat. Cette mention clarifie le calendrier opposable aux candidats et aux services organisateurs. En effet, sans précision nette, les académies pouvaient avoir des pratiques différentes (date d’admissibilité versus date d’admission).
L’ouverture du dispositif à d’autres publics
La précédente circulaire indiquait que les services académiques « pouvaient ouvrir la session annuelle à d’autres candidats ayant vocation à enseigner l’EPS ». En 2026, la rédaction devient plus claire, la circulaire devient règlementaire : « les services académiques ouvrent les sessions de test à ces publics ». Sont notamment visés les fonctionnaires de catégorie A candidats au détachement et les candidats au recrutement comme agents contractuels ou maîtres délégués en EPS, lorsqu’ils ne disposent pas d’un justificatif conforme.
Un maintien du cadre général et du contenu technique de l’épreuve
La circulaire de 2026 ne modifie pas substantiellement le cadre général du test. En effet, restent inchangés sur le fond : la possibilité de justifier la qualification via le supplément au diplôme de licence Staps, l’exigence d’un certificat médical de moins d’un an, l’absence de session de rattrapage, la composition générale du jury, ainsi que le descriptif de l’épreuve elle-même. Le parcours demeure un test de 100 mètres à réaliser en continuité, en moins de 3 minutes et 45 secondes, avec départ plongé, séquences en immersion, recherche et remorquage d’un mannequin selon des exigences techniques sensiblement identiques.
En clair, la circulaire du 9 mars 2026 n’opère pas une refonte du test d’aptitude de sauvetage aquatique sur le fond. Elle renforce surtout son organisation par les académies, en multipliant les sessions, en clarifiant la date à laquelle la qualification doit être acquise et en formulant de façon plus directive l’ouverture du test à d’autres candidats susceptibles d’enseigner l’EPS.