Communiqué de presse Panthéon
PDF — 198Ko
Près de 300 personnes devant le Panthéon, des manifestations en région, des enseignants qui témoignent dans les médias, des directeurs diocésains qui s’inquiètent… Selon certains, il ne se passe pourtant rien. Regardons cela de plus près.
Dans une publication récente sur les réseaux sociaux, le président de la Fnogec estime que le rassemblement organisé devant le Panthéon ne constitue pas un argument de nature à faire évoluer la situation. Nous le remercions pour cette précision.
Car pendant que près de 300 enseignants, enseignantes, militants et militantes se retrouvaient à Paris pour défendre leur prévoyance, la mobilisation se poursuivait partout en France.
Au moment où ces lignes sont écrites (NDLR : 4 juin 2026), la pétition pour le maintien de la prévoyance a recueilli 21 116 signatures. Il est vrai que toutes ces personnes n’étaient pas devant le Panthéon.
En Lorraine, des militants remettaient officiellement leurs revendications à la fédération des Ogec et au diocèse, accompagnées d’une demande d’audience.
Dans la Drôme, un rassemblement était déclaré en préfecture et largement relayé auprès des personnels.
À Nice et Toulon, l’intersyndicale appelait à manifester devant les directions diocésaines.
À Besançon, un nouveau rassemblement était organisé pour dénoncer l’abandon de la prévoyance des enseignants du privé.
Manifestement, beaucoup de monde participe à ce mouvement qui n’existe pas...
Plus surprenant encore : les préoccupations exprimées par les organisations syndicales sont désormais partagées bien au-delà.
En Bretagne, les quatre directeurs diocésains ont publiquement demandé un moratoire et l’ouverture d’une réflexion associant les organisations syndicales. Ils alertent sur les conséquences de la perte de cet avantage social pour l’engagement des enseignants et l’attractivité du métier.
Aux Pays de la Loire, les cinq directeurs diocésains ont signé une déclaration soutenant les enseignantes et enseignants, en stipulant que « la perte de cet avantage acquis n’est pas acceptable ».
Dans le Finistère, un collectif d’enseignantes en situation de handicap s’est constitué pour défendre le maintien du régime actuel. Certaines expliquent qu’elles pourraient perdre plusieurs centaines d’euros par mois et se retrouver en grande difficulté financière en cas de maladie ou d’invalidité.
Là encore, sans doute une simple coïncidence.
Sur un point, tout le monde s’accorde : l’État doit prendre ses responsabilités. Mais cela ne suffit pas à effacer une réalité. Depuis vingt ans, la prévoyance des enseignants du privé est financée avec le soutien des organismes de gestion. Aujourd’hui, ce financement est remis en cause.
Rappeler que la Fnogec n’est pas le Parlement est exact.
Rappeler que sa décision n’a aucune conséquence sur les personnels l’est beaucoup moins.
La manifestation du Panthéon n’était pas une fin. Elle marque le début d’une mobilisation nationale qui associe enseignants, organisations syndicales, collectifs de personnels et désormais responsables de l’Enseignement catholique.
le 28 mai 2026Valérie Ginet, secrétaire générale de la Fep-CFDT
![]()
« On nous explique qu’il ne s’est rien passé. Pourtant, partout en France, des collègues se mobilisent, interpellent leurs directions, témoignent dans les médias et défendent un droit qui les protège depuis des décennies. Si cela ne s’appelle pas une mobilisation, alors il faudra nous expliquer ce qu’est une mobilisation. »
145 000 enseignants concernés
Près de 300 manifestants au Panthéon
Des préavis de grève jusqu’au 31 décembre 2026
Des mobilisations recensées dans plusieurs académies et régions
La prévoyance protège les collègues confrontés à la maladie, au handicap ou à l’invalidité.
Les personnels du privé ne doivent pas perdre des droits historiques sans solution équivalente.
Chaque acteur doit assumer sa part dans la recherche d’une solution durable.