Les personnels de l’enseignement privé sous contrat ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire
Revaloriser les salaires des enseignants est une nécessité. La Fep-CFDT porte cette exigence : les rémunérations doivent reconnaître les qualifications, les responsabilités et l’engagement quotidien des personnels.
Mais financer cette revalorisation en retirant les crédits qui permettent de rémunérer d’autres enseignants est inacceptable.
Dans le cadre du budget 2027, l’amendement porté par LFI et adopté en commission des finances organise un prélèvement massif sur les crédits de l’enseignement privé sous contrat. Ce vote ne constitue pas une décision budgétaire définitive. Il appelle néanmoins une opposition claire.
Derrière ces lignes budgétaires, il y a des femmes et des hommes qui enseignent, accompagnent les élèves et exercent leurs missions dans le cadre d’un contrat avec l’État. Leur travail mérite reconnaissance et respect. Leur rémunération ne peut devenir l’instrument d’un affrontement politique sur la place de l’enseignement privé.
La solidarité entre les personnels de l’éducation oblige à défendre les droits de toutes et tous. Nous refusons une mécanique qui oppose les enseignants selon leur établissement d’exercice et met leurs rémunérations en concurrence.
Le débat sur les financements publics est légitime. La transparence de leur utilisation, les contrôles, la mixité sociale et la lutte contre les discriminations sont des exigences que nous portons. Elles doivent se traduire par des obligations précises, des moyens de contrôle et des décisions fondées sur les manquements constatés. Elles ne justifient pas une mise en cause générale des moyens nécessaires au travail des personnels et à la scolarité des élèves.
Même lorsqu’un prélèvement est présenté comme un simple mécanisme de recevabilité budgétaire, ses conséquences doivent être prises au sérieux. Les personnels ont besoin d’engagements fiables, à commencer par celui de l’État à assurer leur rémunération.
La Fep-CFDT demande que les crédits de l’enseignement privé sous contrat soient préservés et que la revalorisation salariale de l’ensemble des personnels de l’éducation bénéficie d’un financement à la hauteur des besoins.
Nous appelons les parlementaires et le gouvernement à prendre leurs responsabilités pour garantir ces deux engagements.