Ethique contre l'étiquette : Benetton dénoncé !

Publié le 27/01/2015

Le 24 avril 2013, l’entreprise textile, le Rana Plaza au Bangladesh s’effondre. 1138 ouvriers et ouvrières trouvent la mort, 2000 personnes sont blessées et resteront à jamais marquées par la catastrophe. Plus d’un an et demi après, les responsabilités sont connues : négligence du gouvernement bangladais, des propriétaires d’usine mais surtout des marques internationales dont Benetton, qui ont sous-traité leur production dans des usines dangereuses en ignorant leur obligation de vigilance.

Un fonds d'indemnisation des victimes réunit à ce jour les contributions de 24 marques internationales de textile. Benetton s’y refuse ! Pour Charlotte Soulary, de Peuples Solidaires pour le Collectif Éthique sur l'étiquette « l'absence de Benetton sur cette liste est inadmissible ». Le 9 décembre dernier, ces collectifs ont organisé un happening spontané devant un magasin Benetton à Paris. Il s’agissait d’un acte symbolique, un acte qui s’inscrivait dans le cadre d'une interpellation internationale de Benetton à l'occasion de la journée mondiale des droits de l'Homme du 10 décembre. Des actions similaires ont eu lieu dans plusieurs pays d'Europe et aux États-Unis, ainsi que sur les réseaux sociaux.

« Pour Peuples Solidaires et le Collectif Éthique sur l'étiquette, toutes les marques au Bangladesh doivent contribuer à hauteur de leur capacité financière, de leur niveau de production au Bangladesh et au Rana Plaza. Plus d'un an et demi après la tragédie, Peuples Solidaires et le Collectif Éthique sur l'étiquette appellent Benetton à assumer sa responsabilité avérée dans le drame et à contribuer sans délai à hauteur de 5 millions de dollars au fonds d'indemnisation des victimes du Rana Plaza. » (extrait du communiqué de presse)