«#soldées» Lutte contre les discriminations, rejoignez-les !

Publié le 18/11/2014

Une Conférence de presse de l’ESE édifiante ! Deux camarades syndicalistes de Phnom Peng au Cambodge subissent régulièrement des pressions, des tentatives d’intimidation ou de corruption.

Ils sont en danger parce qu’ils ont le courage de témoigner et de dénoncer  de quoi est capable l’humain. C’est grâce à eux si nous nous inquiétons de voir à quel point les droits humains sont bafoués au profit seulement, de l’appât du gain.
Au Cambodge, la loi, définie par la Convention de l’organisation internationale du travail, n’est jamais respectée. Les ouvriers travaillent jusqu’à 12 h par jour au lieu des 8 heures réglementaires, parfois même 2 4h sans pause. Ils  n’ont pas systématiquement ne serait-ce qu’ seul  jour de repos par semaine. Quant au revenu mensuel de ces ouvriers, il s’élève à 100 $. Des études ont été faites par un groupe de syndicats et révèle que le salaire vital devrait être de 177 $.
Aux demandes d’augmentation les ouvriers s’entendent dire « oui, on vous augmente mais pas plus de… 10 dollars !!! »
Les syndicats ont refusé. Malgré les représailles dont ils sont victimes, ils continuent les négociations pour se faire entendre.
Aujourd’hui, ils en appellent aux consommateurs et citoyens que nous sommes. «Mettez la pression aux marques comme Zara et H&M afin qu’eux-mêmes mettent la pression à nos patrons. Nous comptons sur vous, les consommateurs occidentaux, vous êtes notre seul espoir !» s’écrie Mme Hong Chantan syndicaliste investie, qui accepte de témoigner.
ESE lance donc une grande campagne intitulée « #soldées ».
Par le biais des réseaux sociaux, elle vise à faire connaître ce combat afin qu’avance significativement la question du salaire vital. L’objectif est de relayer les luttes des travailleurs, d’interpeller les marques françaises, de sensibiliser et de mobiliser. Il faut imposer une responsabilité juridique entre les entreprises donneuses d’ordre et leur chaîne de sous-traitance. C’est l’objet de la proposition de loi sur le Devoir de vigilance déposée en novembre 2013 à l’Assemblée nationale par 4 groupes parlementaires. ESE demande à ce qu’elle soit débattue dans les meilleurs délais.