Journée internationale de la femme – 8 mars 2016

Publié le 29/02/2016

Les affiliés de l’IE appelés à «franchir le pas pour l’égalité»

Cher-e-s collègues,
Le thème choisi par les Nations Unies pour célébrer la Journée internationale de la femme 2016 appelle les gouvernements à « franchir le pas pour l’égalité des sexes». L’Internationale de l’Education (IE), la fédération mondiale représentant les enseignant(e)s et le personnel de soutien à l’éducation, a décidé de marquer la Journée internationale de la femme 2016 en braquant fièrement les projecteurs sur l’histoire du militantisme des femmes au sein des syndicats. La présence et la participation des femmes syndicalistes se sont avérées – et continuent d’être – un véritable moteur à l’origine des contributions du mouvement syndical à la lutte pour l’autonomisation économique des femmes.
Si les syndicats occupent une place unique dans les sociétés démocratiques, c’est en raison de leur double rôle. En effet, ils dirigent non seulement les luttes pour garantir, promouvoir et protéger les droits des travailleurs et travailleuses, mais en outre, en tant qu’organisations gérées de façon démocratique, ils permettent à leurs membres de découvrir et d’expérimenter le fonctionnement interne d’un système démocratique. Un mouvement syndical fort bénéficie à l’ensemble des travailleurs et travailleuses.
Les structures et les politiques féminines au sein des syndicats ont joué un rôle central dans les activités syndicales menées par les femmes, et ce, car elles ont non seulement permis d’accroître le nombre de femmes et d’élargir la portée de la participation des syndicats, mais également de renforcer le mentorat (intergénérationnel) et le transfert des connaissances.
En tant que femmes syndicalistes dans le secteur de l’éducation, les dirigeantes et militantes des affiliés de l’IE s’efforcent de faire progresser les droits économiques des femmes, mais également de promouvoir l’égalité des genres dans et par l’éducation. Dans la négociation de l’adoption des Objectifs de développement durable (ODD), ces efforts visaient notamment à s’assurer que les questions liées à l’égalité des genres ne sont pas laissées de côté lors de la sélection des cibles et des indicateurs qui permettront de mesurer la réalisation de l’objectif d’éducation d’ici 2030.
A l’heure où le monde entier se lance dans la tâche titanesque que représente la mise en oeuvre des nouveaux objectifs, les organisations membres de l’IE de toutes les régions tiennent à saluer les efforts continuellement déployés par nos dirigeantes et militantes.
Cependant, nous sommes également bien conscient(e)_s que la lutte pour l’égalité des genres au sein des syndicats, de l’éducation, comme de la société dans son ensemble, n’est pas terminée.
Nous appelons dès lors tous nos affiliés à renouveler leur engagement envers l’égalité des genres, en se mobilisant et en «franchissant le pas» pour l’égalité des genres, afin de:
- permettre aux femmes de s’engager au sein des syndicats en veillant à ce que les réunions, processus et activités des syndicats soient plus sensibles à la dimension de genre;
- accroître le nombre de femmes à des fonctions dirigeantes;
- intégrer officiellement les questions d’égalité des genres aux processus de négociation collective;
- redoubler d’efforts afin de combler l’écart de rémunération et des retraites entre les femmes et les hommes.
L’égalité des genres est une question de droits humains qui touche chacune et chacun d’entre nous et qui joue un rôle clé dans le fonctionnement démocratique de nos syndicats et de nos sociétés.
N’oublions jamais qu’en tant qu’éducatrices et éducateurs, nous figurons en première ligne de ce combat.

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