Eduquer contre les inégalités, un enjeu de premier plan

Publié le 05/05/2014

Les 2 fédérations CFDT de l'Education redisent ensemble le sens de leur engagement dans le Collectif Ethique contre l'étiquette. Elles  portent cette responsabilité de transmission et d’éveil, tout en faisant le lien avec leurs militants sur le terrain. Echos d'une manifestation nationale et d'une action locale de sensibilisation.

Le Collectif Ethique sur l’étiquette a vocation à agir en faveur du respect des droits humains au travail dans le monde et pour la reconnaissance du droit à l’information des consommateurs sur la qualité sociale de leurs achats. Ainsi, la présence de membres de la communauté éducative en son sein est un impératif pour sensibiliser les futurs citoyens à ces problématiques et construire une société plus juste dans le cadre d’une mondialisation trop souvent sans pitié.

Les deux fédérations de la CFDT, le Sgen et la Fep, travaillent en complémentarité au sein du Collectif, ESE et sont membres de son Conseil d'Administration. Elles  portent cette responsabilité de transmission et d’éveil, tout en faisant le lien avec leurs militants sur le terrain.

L'actualité brûlante nous rappelle aux tristes commémorations du drame du Rana Plaza, les actions et la visibilité du Collectif ESE et de ses partenaires est plus que jamais essentielle. Alors qu’un happening était organisé à Paris pour rappeler les politiques à leurs obligations en les incitant à faire voter une loi sur la Responsabilité sociale des entreprises multinationales, le Sgen et la Fep ont répondu à l’appel tenant alors à coordonner leurs actions et à les introduire dans un cadre global. De cette actualité, ils en construisent et diffusent une communication à destination de leurs adhérents enseignants et personnels. Par celle-ci, ils les informent des actions diverses comme ce die-in ou le lobbying auprès de députés mais aussi des supports pédagogiques utilisables auprès des classes d’âges et de niveaux différents comme les éléments de la campagne « Fashion mais pas con » ou plus récemment comme l’ensemble des outils présents sur le site du Collectif dans le cadre de la campagne pour un salaire vital pour tous.

Par une communication régulière des deux organisations syndicales, vers les syndicats, les personnels peuvent mettre en place des actions, journées ou semaines de sensibilisation et d’éducation au droits humains.

Un exemple : la semaine d’Action « consommation citoyenne et responsable » organisée en Lorraine dans un ensemble scolaire du 12 au 16 mai qui a vu son aboutissement dans la projection du documentaire de Mickaël Stanke « Asie, le réveil ouvrier » en présence de la coordinatrice du Collectif ESE, Nayla Ajaltouni. Dans un projet interdiscipiniaire s’étendant sur tous les temps de pause de la semaine et en association avec Artisans du monde et le CCFD, un planning diversifié et complet a été prévu pour éveiller la conscience des élèves de 10 à près de 20 ans. Diffusion des « damnés du low-cost », participation d’une centaine d’élève au jeu en ligne « Game over » qui met les élèves dans la peau d’ouvriers du textile asiatiques face à des dilemmes tristement célèbres désormais, de nombreux jeux de société ou encore une grande activité à taille humaine sur les ravages de la mondialisation non contrôlée…des dizaines d’actions ont été réalisées et qui ont montré la volonté fraîche et neuve des jeunes à faire changer les choses à et consommer autrement pour que tous puissent vivre décemment que l’on vive au Bangladesh, au Cambodge, en Tunisie ou en Ethiopie. Car c’est cela aussi l’enjeu du Collectif, faire évoluer les mentalités pour que chacun agisse en un « effet papillon » positif et que les ouvriers des pays ateliers ne subissent plus des conditions de travail effroyables et des drames comme celui du Rana Plaza qui a causé la mort il y a un an de 1133 personnes et qui a détruit l’existence des milliers de jeunes hommes et femmes.

 

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