L'Internationale de l'Education

Publié le 19/07/2015 (mis à jour le 24/07/2015)

En léger différé quelques points forts de la journée. Ca y est, nous sommes entrés dans le vif du sujet, ce matin 22 juillet. Le démarrage est un peu morbide puisque défilent sous nos yeux tous les militants décédés depuis le dernier congrès, parfois de mort naturelle ou accidentelle, parfois pour avoir simplement défendu leurs idées. Un hommage indéniablement nécessaire même s’il fait « froid dans le dos ». Suite à cela, les formalités inhérentes à tout congrès (syndical au moins) ont été effectuées : adoption de l’ordre du jour, installation de divers comités chargés de veiller aux règles du débat démocratique et au bon déroulement des élections…

Premier sujet de débat, la modification des statuts et du règlement intérieur de l’Internationale de l’éducation (IE). Je sens bien les enjeux, de pouvoir y compris. Mais la Fep n’est pas suffisamment impliquée dans la vie de l’IE pour prendre position. Je reste observateur tout en m’étonnant un peu des modalités d’un vote à main levée avec un comptage au jugé. J’imagine assez bien le « barouf » que cela ferait à la Fep si nous procédions ainsi.  Je vérifierai toutefois dans la journée que ce procédé n’en permet pas moins de dégager du consensus même s’il gomme quelque peu, de fait, les oppositions. Je crois comprendre que la recherche du consensus est un principe de base à l’IE. La sagesse même pour faire vivre une organisation rassemblant 400 structures…

Second sujet et non des moindres, la présentation, par le Secrétaire général, de l’activité de l’IE depuis le dernier congrès à Cape town (Afrique du sud). Nous y étions également ! L’activité est foisonnante, riche, dense, efficace… Un jugement que partageront très majoritairement les 32 intervenants qui s’exprimeront suite à cette présentation. Durant quelques heures, nous voyagerons dans le monde entier. Un sacré décloisonnement de la pensée qui nous est offert à et qui aide à relativiser les problèmes franco-français, tout aussi importants soient-ils. Diversité de pratiques, diversité de convictions, diversité de cultures… une diversité qui bouscule et pourtant, pourtant, des lignes de force qui réunissent, l’attachement à l’acte éducatif, le souci de l’enfant, l’attention à ce que vivent les personnels de l’éducation… Et je retiens une phrase, évidente, trop évidente, presque commune pour l’européen que je suis : pas de démocratie sans respect des droits syndicaux. A méditer !

 La réponse du Secrétaire général sera pour demain. Nous enchaînons donc avec un travail qui s’étalera sur 5 jours. Il faut au moins cela pour fixer les grands axes que l’IE se propose de suivre durant les 4 années à venir. Un nouveau moment un peu perturbant pour l’initié que je suis puisque les propositions présentées linéairement ne sont pas étudiées dans l’ordre mais par regroupement. Certaines sont mêmes liées à des compléments apportés aux orientations adoptées lors du précédent congrès. Cela ne manque pas de pertinence néanmoins, je dois le reconnaître. Tout cela est assez cohérent et au final, je m’y ferai avec le sentiment étrange d’être un peu un « apprenant ».  Ah oui, j’en oublie de citer le titre de la première tranche du programme à engager : la privatisation, la commercialisation et le financement de l’éducation. Un sujet qui n’est absolument pas étranger à la Fep. Les engagements fixés, après amendement, seront tous adoptés par le congrès.

Bulletin du Congrès de l'Education du 22 juillet

Pour en savoir plus, ce qui suit et http://www.ei-ie.org/fr