IE : Les syndicats de l'éducation mettent le cap sur la prévention de la violence contre les femmes

Publié le 27/11/2012 à 00H00
L'IE a célébré le 25 novembre 2012, la Journée internationale des Nations Unies pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, comme une journée de promotion des droits de la femme au travail et elle a lancé un appel à la prévention de la violence contre les femmes et les filles.

 

 

Dans ce cadre : «L’IE appelle les gouvernements à garantir la fourniture d’une éducation publique gratuite et de qualité, qui s’appuie sur un effectif d’enseignant(e)s qualifié(e)s et sur des programmes tenant compte de la dimension de genre. Grâce à ces mesures, les filles et les femmes auront la chance d’accéder non seulement à l’alphabétisation, mais aussi à l’autonomisation de manière à pouvoir mener une existence sans craindre la violence.


Kofi Annan, alors Secrétaire Général des Nations Unies, avait déclaré  en 1999 : La violence à l’encontre des femmes est probablement la violation la plus honteuse des droits humains, et sans doute celle qui est la plus généralisée. Elle ne connaît pas de frontière liée à la géographie, à la culture ou à la richesse.  Aussi longtemps qu’elle continuera, nous ne serons pas en mesure de pouvoir affirmer que nous avons réellement progressé en matière d’égalité, de développement et de paix.


La violence au travail fondée sur le genre continue d’affecter les femmes quotidiennement et de diverses manières, et elle demeure un enjeu majeur dans la démarche d’égalité entre les femmes et les hommes en milieu professionnel.  Elle représente une question essentielle pour les syndicats.
En notre qualité de syndicats de l’éducation, nous pouvons appuyer et défendre des programmes scolaires sensibles aux problèmes d’injustice et d’inégalité entre les sexes qui affectent les lieux d’apprentissage et les communautés à travers le globe.


La violence faite aux femmes et aux filles ne pourra être prévenue efficacement que si les attitudes générales liées au genre évoluent. Les enseignant(e)s et autres personnels éducatifs sont bien positionnés pour promouvoir l’engagement dans le domaine de l’éducation aux droits de l’homme sensible à la question de genre et les approches non violentes de la résolution de conflit. »