Personnels des établissements privés - Négociations annuelles obligatoires

Publié le 28/06/2013 à 23H11
Elles avaient, cette année, un caractère particulier en raison d'un contexte rendu complexe par les agissements d’une organisation syndicale largement minoritaire. En effet, une très large majorité des partenaires sociaux avaient, très récemment, pratiquement trouvé un accord permettant aux salariés de retrouver rapidement une convention collective, inexistante depuis la fin décembre 2012.

Négociations annuelles obligatoires

 Elles avaient, cette année, un caractère particulier en raison d'un contexte rendu complexe par les agissements d’une organisation syndicale largement minoritaire. En effet, une très large majorité des partenaires sociaux avaient, très récemment, pratiquement trouvé un accord permettant aux salariés de retrouver rapidement une convention collective, inexistante depuis la fin décembre 2012.

A ce jour, rien ne permet de penser que l’issue sera positive. Cependant, au vu du dernier communiqué du collège employeur, nous voulons croire que la situation n'est pas définitivement bloquée. Nous pensons toujours possible la signature d’un texte conventionnel avant l’été si tous les partenaires de la négociation ont la volonté d’aboutir pour le bien des salariés.

Les Négociations annuelles obligatoires (NAO) ont débuté le 19 juin  et se sont achevées ce 27 juin 2013 (deux jours). La volonté de certains a conduit à lier NAO et texte conventionnel. Ainsi les deux points de négociation se sont entremêlés et ont conduit à la surenchère des uns, au minimalisme des autres. S'il n'y a pas de lien direct entre NAO et convention collective, nous devons placer ces négociations dans leur contexte, décrit ci-dessus. Nous craignions de devoir conclure sur une proposition indigente.

Mais grâce à l’action concertée de nos organisations plus deux autres et dans le cadre d'une réelle négociation, chose assez rare pour être soulignée, nous avons pu obtenir :

- Une nouvelle valeur du point PSAEE à 16,94 €.
- Le salaire minimum de branche porté à 1 482  € (soit + 0,82 %).
- La réduction de la part salariale de la cotisation de prévoyance de 0,3 % avec maintien intégral des garanties.

Nos organisations restent convaincues que les salariés méritent mieux que cette situation instable et se disent déterminées à tout mettre en œuvre pour trouver un accord global. Cette proposition prendra plus de sens si un accord conventionnel est signé…