Déclaration de la Fep-CFDT au CSE du 18 septembre 2015

Publié le 21/09/2015

Le renouvellement du CSE pourrait être l’occasion de rappeler tout ce que nous attendons de l’Ecole mais nous nous refreinerons et ferons porter notre intervention sur deux points : la Refondation de l’école et la réforme du collège, en évitant postures et caricatures.

Nous l’avons dit, écrit à maintes reprises, nous avons cru et nous croyons toujours à la refondation de l’Ecole car elle est nécessaire et même indispensable. Le système actuel est inéquitable pour un trop grand nombre d’élèves.

Cette conviction, nous l’affichions bien avant l’année 2012 et nous avons par conséquent soutenu ce qui allait devenir, en 2013, une nouvelle loi d’orientation. Hélas, au fil du temps, la force générée par l’idée de refondation s’est amenuisée et l’idée même a perdu de son sens aux yeux des personnels que nous représentons.

Les réformes liées à la refondation de l’Ecole, que nous appelons à soutenir, ne sont pas accueillies comme des nécessités mais comme un bouleversement de l’exercice du Métier avec des effets sur la charge et les conditions de travail.

Nous ne dirons pas, pour notre part, que ces réformes se sont faites et se font sans les personnels. Des efforts, il faut le saluer, ont été produits afin de les associer. Mais, ils sont manifestement insuffisants.

L’Ecole serait-elle donc irréformable ? Nous ne le pensons pas mais force est de constater que le travail consistant, préalablement à une réforme, à convaincre patiemment et sans précipitation, n’est pas suffisamment mis en œuvre.

L’exemple très actuel de la réforme du collège le démontre bien. Dans l’enseignement privé sous contrat, certains enseignants risquent de perdre des heures et de se retrouver soit à temps incomplet, soit obligés de travailler dans un deuxième voire un troisième établissement.

Cette réforme est nécessaire, nous continuons à l’affirmer mais si l’accompagnement, le soutien et la formation des équipes ne sont pas plus prégnants dans les mois qui viennent, nous savons tous ici ce qui arrivera à la rentrée 2016.

Ce serait alors un échec cuisant, les plus grands perdants étant bien entendu les élèves, et notamment ceux qui ont le plus besoin d’une école permettant la réussite de chacun.