Communiqué de presse : La précarité dans l’enseignement privé n’est pas une fatalité !

Publié le 16/04/2017 à 20H52
La Fep-CFDT, Le Snec-CFTC et le Spelc dénoncent le scandale de la situation des maîtres délégués dans les établissements d’enseignement privés sous contrat.

            Cfdt O V RVB                        cftc                             SPELC 

 21 % des enseignants du second degré et 14 % du 1er degré ne disposent pas d’un contrat définitif et vivent en situation précaire (contre respectivement 6% et 1% dans le public).

Cette situation est doublement inacceptable : du fait de leur nombre, beaucoup trop élevé, et de leur rémunération nettement inférieure à celle de leurs homologues du public.

En effet, les maîtres délégués :
-  Peuvent être engagés pendant plusieurs années sans jamais se voir proposer de contrat pérenne.
-  A situation égale, le différentiel de rémunération peut atteindre plusieurs centaines d’euros (des écarts de 384 voire 614 € ont été constatés).

Cette situation est inacceptable et génère d’importantes difficultés de recrutement !

Ces conditions de travail présentent plusieurs conséquences graves, tant pour les personnes que pour les établissements :
-  Il est impossible pour des maîtres délégués de vivre dans une grande ville française, tant leur niveau de vie est bas. Ils subissent donc de longs déplacements.
- Les établissements ne parviennent pas à recruter des maîtres remplaçants tant la pénurie est grave. Ainsi la continuité éducative est mise à mal.

Nos trois organisations syndicales exigent d’urgence :
- La mise en place d’une réelle égalité salariale. La même échelle de rémunération doit s’appliquer dans le privé et le public.
-  L’activation de la possibilité pour les recteurs d’augmenter la rémunération des suppléants du privé comme ils le font dans le public en cas de pénurie de candidats.
- La mise en place de mesures de contractualisation (concours, listes d’aptitudes) permettant de diminuer drastiquement le nombre de maîtres en situation précaire, accompagnées de dispositifs de formation.

Révoltées par la situation actuelle des maîtres délégués, la Fep-CFDT, le Snec-CFTC et le Spelc appellent tous les partenaires des communautés éducatives à signer la pétition en ligne :

Pétition 
La précarité dans l’enseignement privé n’est pas une fatalité, signez ici