Les négociations aboutissent à une augmentation des salaires

Publié le 03/07/2020

Les négociations salariales, entamées en janvier 2020, auraient dû aboutir pour prendre effet au 1er mars 2020. Un accord a finalement été signé en juin pour une application en octobre. La fédération patronale avait initialement proposé +1,2 %, puis +1,5 % et nous avions finalement obtenu une augmentation des minima de 1,7 %.

La crise sanitaire de la Covid-19 est passée par là, et a bien failli balayer toute revalorisation. Selon l’UNME, dans la plupart des foyers adhérents, la rémunération des salariés placés en activité partielle a été maintenue à 100 %, un geste de solidarité, qui a aussi représenté un effort financier pour les structures. L’avenir, particulièrement la rentrée 2020, suscite de fortes inquiétudes. Dès à présent d’ailleurs, les effets du virus se font sentir, puisque de nombreux étudiants étrangers, qui devaient être accueillis cet été, ont annulé leur séjour en France.

Une augmentation effective à partir du 1er octobre 2020

Nous demandions initialement une hausse du point au 1er mars avec un engagement à négocier une nouvelle augmentation qui prendrait effet en octobre 2020, ce qu’avait accepté le collège employeur. Mais c’était avant la crise. La Fep-CFDT a néanmoins obtenu une revalorisation, avec une mise en application différée. Comme, à sa demande, l’accord ne sera pas conditionné à son extension par le ministère du Travail, cela permettra une augmentation, effective de 1,7 % à partir du 1er octobre 2020 − sans quoi cela aurait pu prendre encore de nombreux mois. Les entreprises non adhérentes à l’UNME ne seront quant à elles contraintes d’appliquer l’avenant 69 à la Convention collective du 15 juin 2020 qu’à partir de la date de publication de l’arrêté d’extension, mais elles devront le mettre en œuvre de façon rétroactive si cette dernière intervient après le 1er novembre.

La Fep-CFDT a par ailleurs défendu et obtenu l’application, à partir de cette même date, d’une nouvelle mesure en faveur de l’égalité professionnelle : le report des congés payés acquis avant le congé parental, qui pourront être pris jusqu’à un an après le retour du salarié.