NAO PSAEE : Les employeurs ne s’engagent pas et la Fep-CFDT ne signe pas !

Publié le 26/06/2014

A la négociation salariale annuelle 2014, les employeurs ont proposé +0.7 %.  Pour la Fep CFDT c’est largement insuffisant au regard du contexte salarial actuel

Propositions du collège employeur indigentes

En fin de négociation, les employeurs ont concédé une hausse du point de +0,7 % et un salaire minimum à 1493 € (+0,74 %). Certes, le coût de la vie a augmenté de +0,7 % d’avril 2013 à avril 2014 mais l’inflation s’élève à 1,46 % de septembre 2012 à avril 2014. La Fep CFDT demandait une revalorisation du point de + 2,8 % car depuis 2009, la perte du pouvoir d’achat s’élève à 2,76 %.

Par ailleurs, ces propositions ne tiennent pas compte du nombre très important de salariés classés à minima dans la branche. En effet, 22 % des personnels relèvent de la strate I et 4 degrés et les salariés relevant de la strate I représentent 45% de l’ensemble des salariés de la branche.

Pacte de responsabilité

La Fep-CFDT a interpellé le collège employeur sur l’usage qu’ils comptent faire des allégements des cotisations patronales pour les entreprises.

En réponse, les employeurs estiment être déjà suffisamment engagés dans l’élaboration des parcours de formation (certificats de qualification professionnelle) et pour l’emploi des jeunes (avec 300 contrats d’avenir et l’accueil de jeunes dans le cadre du service civique).

Pour la Fep CFDT, au regard des 80.000 salariés que compte la branche, l’effort pour l’emploi des jeunes paraît bien mesuré. Quant à la possibilité d’un accord de branche pour les contrats de génération, évoqué par la Fep CFDT, la proposition a été jugée peu pertinente au regard de la pyramide des âges, alors même que la branche compte de 12.000 salariés âgés de plus de 55 ans (15,93 % des effectifs)…


Le collège employeur reconnait depuis un certain temps déjà que certains paramètres des classifications sont défaillants, comme la faiblesse de la strate II. Ainsi, certains salariés n’auraient pas dû se voir appliqué d’indemnité différentielle. Néanmoins, pour la Fep CFDT, ces problèmes sont à traiter en dehors des négociations salariales afin de ne pas obérer la nécessaire et juste revalorisation des rémunérations du fait de la perte de pouvoir d’achat.
Quant à l’absence de convention collective, pour la Fep CFDT, il est intolérable que les salariés ne  disposent plus de convention collective, il est urgent que de nouvelles négociations s’ouvrent.

Le collège employeur a présenté le bilan social 2013 avec des données enrichies par rapport aux années précédentes. Ces données  font apparaître que des salariés seraient classés en strate II avec 4 degrés seulement alors que la strate II compte cinq critères classant. Il est inadmissible que l’accord sur les classifications ne soit pas respecté partout, a fortiori lorsqu’il ne souffre d’aucune contestation ou divergence d’interprétation ! Il semblerait également que des salariés soient rémunérés en-dessous du salaire minimum de branche. En ce qui concerne la formation professionnelle, nous constatons qu’une très forte proportion des départs en formation concerne les chefs d’établissements (72% des périodes de professionnalisation certifiantes, soit 42% de l’ensemble des périodes de professionnalisation) au détriment des salariés les plus précaires.