Cneap - Les salaires dans les établissements du Cneap

Publié le 04/12/2012 à 14H15
Dès juin 2010, la Fep-CFDT a demandé une négociation nationale sur les salaires. Hormis les grilles conventionnelles revues pour les PAT (personnels administratifs et techniques) en 2008 et les AEVS (assistants éducateurs de vie scolaire) en 2007, les autres grilles n'ont pas été modifiées.

 

La négociation de 2009 n’a pas aboutie, au prétexte de la conjoncture économique générale et de celle des établissements. Des indices sont rattrapés par le Smic et des personnels voient leur évolution stopper à 28 ans de carrière. L’indice INSEE proche de zéro en 2009, un argument pour les employeurs, était de 1,7 % en 2010.

Enfin, le point de la fonction publique qui reste la référence au Cneap n’était plus que de 0,5 % en 2010 et sera nul en 2011. Du fait de ces facteurs, les grilles indiciaires se déprécient et ne traduisent plus les perspectives de carrière pour lesquelles elles ont été créées.

Pour négocier dans la transparence, la Fep a exigé des données actualisées et significatives. Les partenaires sociaux, organisations syndicales et patronales, doivent pouvoir analyser les  évolutions salariales conventionnelles (grilles), les personnes concernées en fonction de leur métier, leur ancienneté et leur type de contrat. La demande du collège salarié était : 1,7 % d’augmentation sur les salaires, 3 % pour les revenus les plus bas, réévaluation des indices rattrapés par le Smic, allongement des grilles au delà de 30 ans d’ancienneté.

Le  collège employeur a définitivement répondu le 9 décembre. « On ne peut rien faire », en raison de la précarité de bons nombres d’établissements, des schémas de rénovation pédagogique qui feront perdre des moyens et des classes et de l’inquiétude sur les politiques publiques… soit donc des perspectives très très sombres ! Est-ce vrai ? A ce point ? Et sur le terrain ?

La Fep en reste aux informations incomplètes. Nous n’avons pas et nous n’aurons pas les données sur l’emploi demandées (difficile, impossible). Elle interroge la transparence des données économiques, financières et sociales nationales et locales qu’on assure donner dans les CA (conseils d’administrations) et aux CE. Sur le terrain, les employeurs seront confrontés aux réalités des établissements et des situations catastrophistes qui nous ont été présentés.