cneap : Les deux chantiers importants de la rentrée 2010 - 2011

Publié le 04/12/2012 à 14H15
La dernière commission paritaire nationale (CPN) de juin portait deux points majeurs qui conditionnent cette rentrée : la négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires et la poursuite du travail sur une convention collective unique.

 

  •  Concernant la NAO, nous ne revenons pas sur les négociations de 2009, les arguments de la Fep-CFDT et des employeurs et leur refus d’améliorer les rémunérations (cf magazine N° 151 juin 2010). La commission de juin a rendu officielle la demande de la Fep pour cette négociation et précisé les deux dates correspondant par ailleurs aux réunions de la CPN : 15 octobre et 9 décembre. Ces dates sont éloignées, pour une négociation en « 2010 » ! Cette fois la Fep demande de réunir un certain nombre de données légales, afin de parvenir comme nous l’avons demandé, à une négociation de bonne foi. Le Cneap peine à réunir ces éléments (évolution de la masse salariale, répartition par métier, âges, sexes, nombre de contrats aidés, salaires moyens et médians, emploi des salariés handicapés et seniors...) Les établissements pour la plupart obligés de négocier annuellement sur l’emploi et les salaires s’en remettent aux négociations nationales, qui elles peinent à obtenir les données des établissements. Le collège employeur a déjà avancé des difficultés économiques grandissantes pour les établissements et les familles. Mais les salariés eux ne peuvent perdre et leur pouvoir d’achat et la valorisation de leurs compétences par l’ancienneté notamment. On rappelle que la mise en place de l’Entretien Annuel d’Activité et de Développement (au plus tard 2011) doit participer à une meilleure prise ne compte du travail effectué, des compétences et mettre en œuvre le cas échéant des formations.
  • Le travail sur la convention collective unique continue à grand peine après l’intégration de nombreux points qui ont pour but d’améliorer sa compréhension et de nettoyer le texte conventionnel parce que la législation a changé. Mais plusieurs points sont proposés à la baisse, reprenant par exemple des articles « moins disants » dans les trois conventions actuelles. La négociation n’est donc pas facile. C’est sur l’ensemble des propositions que la Convention unique devra être « pesée » dans le respect des intérêts des salariés.