L’évolution du métier en question

Publié le 03/02/2014

Les premières décisions relatives à l’évolution des métiers de l’Education nationale concernent les directeurs d'école, les Rased, les conseillers pédagogiques, les formateurs du premier et du second degré, les professeurs des écoles et les enseignants du second degré. Mais nombre de ces mesures ne concernent pas le privé.

Premières décisions

 

Pour les professeurs des écoles, les petites avancées déjà obtenues (ISAE, hors classe, ORS) semblent bien maigres !
Pour nos collègues en EMS, il est seulement mentionné que leur situation sera clarifiée. C’est bien en deçà de ce que porte la Fep depuis longtemps.
Le point supplémentaire dans le barème d’accès à la hors classe accordé aux fonctions de directeur (dans le public) pourrait être appliqué pour les chefs d’établissement du privé.
Concernant les Rased et professeurs des écoles maître formateur (PEMF) rappelons que ces catégories n’existent pas dans le privé.
Les maîtres E, G et psychologues scolaires  qui exercent dans nos établissements devraient voir leur mission confortée au même titre que dans le public.
Pour le second degré,
pas de changement systémique à attendre. Prudemment, le Men ne se risque pas à une modification des obligations de service.
Signalons le remplacement des décharges statutaires, dont la première chaire,  par un système de pondération et d’autres par une indemnité comme l’heure laboratoire.


Le travail invisible reconnu ?
Les tâches autres que le face-à-face pédagogique, (préparations et recherches, évaluations, aide au travail, travail en équipe, information des parents, principalat, coordonnateur de niveau, de cycle, référent culture …) sont admises, mais ne bénéficieront pas d’allègement de service. Les missions complémentaires ne sont envisagées que sous l’angle d’une rémunération complémentaire et donc sans allègement de service (sauf pour des «missions lourdes» de responsables académiques ou de conseillers pédagogiques, qui ne toucheront que très peu le privé).Nos revendications demeurent

Malheureusement absente des groupes de travail, la Fep-CFDT continuera de porter ses revendications issues du congrès de Bayonne et notamment la nécessaire renégociation des obligations de service prenant en compte le travail dit «invisible»
ainsi que l’indispensable formation continue.
Nous resterons très vigilants sur la transposition à l’enseignement sous contrat des dispositifs spécifiques à l’enseignement public.L’intégralité de ces premières décisions est accessible sur le lien suivant : http://www.education.gouv.fr/cid75724/premieres-decisions-sur-l-evolution-des-metiers-de-l-education-nationale.html