Droit public : Plus d'élèves, moins de moyens !

Publié le 04/12/2012 à 14H15
La colère gronde dans les académies et l'inquiétude se dispute à l'incompréhension. La casse du système éducatif et le minage des esprits radicalisent les positions et découragent la profession.

Outre les pertes d’emplois, l’extension des  déserts éducatifs en zone rurale et l’incapacité à assurer des enseignements seront des conséquences sociales de cette politique.

Si les effectifs baissent régulièrement dans le primaire depuis 2008, on constate une progression régulière des effectifs dans le second degré (+ 6322 élèves à la rentrée 2009 et + 8511 élèves à la rentrée 2010). 

Pourtant, la suppression de 1533 postes est bel et bien annoncée  pour la rentrée 2011. Elle sera supportée par tous les réseaux de l'enseignement privé sous contrat (catholique, protestant, juif et non confessionnel).

La politique envisage de réduire les moyens comme suit :

  • Premier degré –en diminuant la scolarisation des enfants de moins de trois ans et augmentation les effectifs par classe.
  • Second degré – en  rationalisant  la carte de formation en LP et LT  et en augmentant les effectifs par classe de collège.

Avec une telle baisse des dotations sur l'ensemble du territoire, toutes les académies vont se retrouver dans une situation «sensible». Quant à la « sensibilité » des enseignants, elle est exacerbée ! De nombreuses actions sont prévues pour exprimer la colère, l'inquiétude et la désespérance ressenties par chacun.

La CFDT se mobilise tant au niveau national que local.

La Fep se met en ordre de marche pour faire ce qu’on attend d’un syndicat majoritaire, faire respecter les droits, assurer les défenses et contrer les injustices.