Concours : Bilan de la première année de la réforme initiale, que de dommages collatéraux

Publié le 04/12/2012 à 14H15
Depuis la réforme initiale des concours du second degré on assiste à une baisse du nombre de postes, des inscriptions, des présents à la première épreuve du concours.

Sur les situations de 70 lauréats remontées en commission nationale d’affectation (CNA), 48 ont été affectés dans une académie autre que leur académie d’origine.

 Le nombre de demandes de report de validation des concours est en constante augmentation  en raison : 

  • du refus de l’affectation proposée,
  • de la préparation à l’agrégation,
  • de la réussite à un autre concours privé ou public.

 Quant au nombre de stagiaires non validés, le chiffre est inquiétant : cent trois stagiaires sont en difficulté, trente-sept vont quitter l’Education nationale sans aucune équivalence. Ce n’est pas un licenciement, administrativement parlant, car le contrat provisoire n’est pas ni reconduit ni transformé en contrat provisoire : il s’arrête. Généralement, ces départs se passent mal, très mal. Les jeunes et leur famille sont révoltés : épuisement d’une année éreintante, sentiment d’abandon, de dévalorisation et même d’humiliation.

 Pour soixante-six jeunes enseignants en renouvellement de stage la situation n’est pas assurée, ils ont une nouvelle chance pour valider s’ils sont acceptés par un chef d’établissement mais ce n’est pas toujours le cas.

  La Fep-CFDT s’est toujours prononcée contre cette réforme ; aujourd’hui de nombreux responsables du monde éducatif admettent sa nocivité. La compétence exigée qui pose le plus de problème aux candidats est celle de la gestion de classe…

Les stages en situation permettant aux futurs enseignants d’acquérir ces savoir-faire ont pratiquement disparu de leur formation. Voilà bien un des aspects pervers de cette réforme.