Déclaration au CCMMEP du 24 mars

Publié le 25/03/2016

Déclaration intersyndicale

Madame la Ministre, nous nous interrogeons :

La réforme du collège se prépare et sera en phase active dans moins de 6 mois. La tâche est considérable, les chefs d’établissement et les professeurs sont déjà largement à pied d’œuvre : répartition interne des moyens attribués, formation, réflexion et préparation.

Sans aucun doute, cette réforme va bien au-delà de la simple organisation des établissements, et va induire une nouvelle manière d’enseigner. Cette nouvelle donne remet en cause nombre de certitudes, de pratiques éprouvées et d’expériences majoritairement positives.

C’est pourquoi nous ne comprenons pas certains errements manifestement contre-productifs. En plus de ceux signalés lors de la dernière rencontre avec le Cabinet de madame la Ministre, nous nous interrogeons :

-          Selon nos informations,  certains rectorats convoquent les maîtres du privé pour la surveillance et la correction des examens (DNB par exemple), alors que les enseignants du public participent aux stages de formation à la réforme. Comment une telle situation est-elle possible ?

-          Pourquoi certains rectorats appliquent-ils, d’une manière manquant parfois de discernement, les nouveaux référentiels horaires sans tenir compte du H/E ?

Comme nous l’avons déjà affirmé, l’absence de fléchage des moyens dédiés à la réforme génère des  difficultés et des incompréhensions. Les maîtres sont trop souvent victimes de l’opacité de pratiques institutionnelles admises par la puissance publique.

Une fois de plus, force est de constater qu’il existe une différence de traitement entre enseignants du public et du privé. Ce qui est tout à fait insupportable.