Mobilisation d'avril dans l'enseignement agricole

Publié le 04/12/2012 à 14H15
Des actions ont eu lieu dans la plupart des régions le 6 avril. Des délégations intersyndicales ont été reçues dans les DRAAF (Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt) ou par des parlementaires.


Des actions ont eu lieu dans la plupart des régions le 6 avril. Des délégations intersyndicales ont été reçues dans les DRAAF (Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt) ou par des parlementaires.

Partout les mêmes revendications : gestion de emploi, DGH (Dotation Globale Horaire), obligations de service, demande de  reclassement de 300 agents de catégorie 3, rémunération des CCF.

Les  manifestants  ont souvent  dénoncé des conditions de travail très difficiles dans leurs établissements  et trop souvent irrespectueuses des règles et donc des personnes. On y a évoqué des situations intolérables, proches du harcèlement, de la part de chefs d’établissements qui bafouent quotidiennement les droits des salariés en ne respectant pas les notes de service. Y aurait-il des établissements de non-droit ?

Les manifestants ont remis plus de 2000 pétitions aux DRAAF ou aux parlementaires pour transmission par leurs bons soins au Ministre !

Quelques éléments de réponse ont parfois été amorcés : faire remonter toute anomalie constatée sur des situations concrètes (non attribution de l’heure de 1ère  chaire, pas d’heures de  concertation ou de suivi  de stage, DGH détournée pour des missions autres que la formation initiale).

Rappel que si le chef d’établissement est le responsable de la gestion et de la  répartition des moyens, le chef du SRFD reste le garant du cadre. Il a été précisé aussi que l’autonomie des chefs d’établissement s’accompagne du respect des équipes pédagogiques qui peuvent s’emparer des questions de moyens les concernant et faire des propositions.

Pour les heures supplémentaires année (HSA), l’objectif de ne pas dépasser 5% par établissement a été évoqué.

Pour le remplacement des congés maladie de moins de 90 jours et qui ne sont plus financés par le Ministère,  il est envisagé une aide pour les établissements mais…. sans que le budget soit encore calé. 

 

Pour les enseignants de catégorie 3, le secrétariat général du Ministère a demandé, suite aux fortes pressions de la Fep-CFDT,  le reclassement de 200 agents -  ce serait en attente à la direction du budget. A suivre donc.

 

En revanche, aucune avancée sur le financement  du CCF comme c’est le cas au Ministère de l’Education Nationale.

Au final donc, partout les mêmes revendications et une écoute bien sûr attentive et polie mais pratiquement sans réponse sauf pour les obligations de services. Des régions mobilisées sur pratiquement l’ensemble du territoire et des personnels malmenés qui demandent une amélioration urgente de leurs conditions de travail.