CSE : Des débuts ratés pour Benoit Hamon

Publié le 11/06/2014

Lors du dernier CSE (Conseil Supérieur de l’Education)  le nouveau ministre, Benoit Hamon,  a  relancé le chantier des rythmes scolaires en proposant des assouplissements susceptibles de faciliter l’application de la réforme. Un délai supplémentaire d’un mois a été accordé aux communes rurales pour  déposer leur projet ou  pour l’amender.

Ces propositions  n’ont pas convaincu les anciens détracteurs de la réforme, soucieux de ne pas dénaturer le projet initial d’allègement de la  journée scolaire.

Pour la Fep CFDT  il est nécessaire de tenir compte des capacités d'apprentissage et de concentration des élèves pour interférer sur les mauvais résultats français aux tests PISA et combattre l'échec scolaire. La volonté réformatrice n’est pas crédible si  la réorganisation de la semaine scolaire est jugée infaisable.


Extrait de la déclaration de la Fep-CFDT

Monsieur le Ministre, nous vous avons alerté, dans un courrier en date du 22 avril, sur le risque d’une éventuelle reculade concernant la réforme des rythmes scolaires. (…)

Offrir, par exemple, la possibilité d’une journée de 6h, c’est oublier le principe consistant à alléger la journée pour assurer une plus grande efficacité des apprentissages.

(…)  Elle n’est pas assurément la réponse attendue par les personnels qui vivent mal une application chaotique de la réforme faute d’avoir pu peser sur sa mise en œuvre ou, plus fréquemment dans notre milieu professionnel, étant dépossédés de toute réflexion à ce sujet. C’est un problème important que soulève à nouveau cette réforme mais qui est hélas récurrent : l’accompagnement des personnels pour leur permettre une réelle appropriation de la réforme.

Nous réaffirmons, pour que nul ne doute de notre état d’esprit, que nous étions et restons partisans d’une modification substantielle des rythmes scolaires, ils sont infernaux, et pas seulement pour l’école primaire. Nous savions, vu les atermoiements du passé, que toute réforme visant à modifier ces rythmes devrait faire face à un front du refus mêlant égoïsme et conservatisme.

Cette réforme doit réussir et doit même, Vincent Peillon l’a maintes fois affirmé, se poursuivre. Personne ne doit douter des intentions du ministère de l’Education nationale en ce sens.