Sécurité et monde scolaire

Publié le 09/01/2015 à 23H30
Dans l’activité quotidienne des enseignants, des questions de sécurité peuvent interroger et des situations posent problème.

 

 

Interview Fep-Magazine de février 2012

Pascal Bartkowski est élu CCMD ainsi que DP/CE. Par ailleurs, il est mandaté par la Fep-CFDT à l’Observatoire national de la  Sécurité des établissements scolaires et de l’Accessibilité.


Fep-magazine : Quel intérêt pour la Fep-CFDT de siéger à l’Observatoire?


Pascal Bartkowski - La Fep-CFDT est la seule organisation syndicale de l’enseignement privé sous contrat à être présent. Depuis toujours, les questions relatives à la sécurité et à l’accessibilité ont fait partie, à part entière, de ses préoccupations. Des événements tragiques comme l ’accident au bord du Drac lors d’une sortie scolaire, les inondations dans le Gard ou bien encore l’explosion de l’usine AZF à Toulouse ont rendu encore plus nécessaire que jamais sa participation active aux travaux de l’Observatoire.
Fep-mag : Concrètement, ça se passe comment?
PB - Nous sommes trois mandatés par la Fep-CFDT à être investis dans des commissions. Frank Lutz participe à la commission Accessibilité, Pierre Magnuszewski à la commission Sécurité, bâtiments, risque incendie et moi-même à la commission Risques majeurs. Avec l’aide de spécialistes, nous travaillons sur des dossiers spécifiques pour aboutir à de véritables outils d’aide sur le terrain. C’est ainsi qu’ont été réalisées des fiches pratiques sur le Risque et la sécurité en SVT et en Biologie-
Ecologie ; le Risque incendie ; l’établissement face à un accident majeur.


Fep-mag : Et ça peut aider?

PB - C’est fait pour çà ! Les commissions sont composées de spécialistes et d’enseignants, comme nous, sur le terrain. Tout est fait pour permettre à chacun de l’aider, de l’informer et par là-même de le former à la prévention des risques. Des situations potentiellement à risques, nous en vivons quotidiennement dans les labos, sur les machines, dans les exploitations agricoles très accidentogènes ou, tout simplement, dans les établissements, tous soumis aux risques majeurs plus ou moins graves, comme la tempête. Ces fiches sont conçues comme des fiches «réflexe» pour savoir comment réagir et on l’a constaté lors d’accidents, ça peut sauver des vies !


Fep-mag - Tu as un exemple?


PB - Dans la commission Risques majeurs, a été élaborée une fiche pratique sur la conduite à tenir pour éviter toute erreur qui pourrait avoir de graves conséquences. Il faut savoir, par exemple, qu’en cas d’alerte lors d’une explosion de gaz ou de fuite toxique à l’extérieur, l’alarme ne doit pas déclencher l’évacuation systématique des élèves mais, bien au contraire, leur confinement à l’intérieur des bâtiments dans un endroit prédéterminé.
Fep-mag : Prédéterminé par qui, par quoi ?


PB - Par le plan prioritaire de mise en sûreté des élèves (PPMS) ; plan qui aura nécessité auparavant la connaissance du ou des risques particuliers de la commune, de l’établissement et par conséquent des contacts avec les collectivités territoriales, les secours locaux ainsi qu’une information préalable auprès des personnels et des parents.

Fep-mag : Un PPMS pourquoi ?
Concrètement, le PPMS va répondre dans chaque établissement à six bonnes questions à se poser pour faire face au mieux à un risque grave.


Fep-mag - Quelles sont ces questions ?

PB - Quand déclencher l’alerte ? Comment la déclencher ? Où et comment mettre les élèves en sûreté ? Comment gérer la communication avec l’extérieur ? Quelles consignes appliquer dans l’immédiat ? Quels documents et ressources sont indispensables.


Fep-mag - Vois-tu un lien entre tes mandats d’élu CE/DP et ta présence à l’Observatoire ?

PB - Sans aucun doute. Comment un élu DP/CE pourrait-il faire abstraction des conditions de travail et donc aussi de la sécurité des élèves et des personnels ? Il nous faut faire partager ce que Jean-Marie Schléret appelle notre culture commune de la sécurité en sensibilisant particulièrement les établissements très en retard dans ce domaine, à la nécessité absolue de la mise en place de PPMS et de leur évaluation régulière par des exercices de
simulation. C’est une des recommandations du dernier Rapport de l’Observatoire !  
(http://ons.education.gouv.fr/)