Congrès Fep : De Bayonne (2013) à la Rochelle (2017)

Publié le 12/01/2017

Le congrès de La Rochelle s’inscrit dans la continuité du congrès de Bayonne et de celui de Rennes. 

 

P9051371 Bruno Lamour

Les sujets que nous aborderons au congrès sont les relations entre l’État et les établissements privés, le fonctionnement interne de notre Fédération pour répondre plus efficacement aux préoccupations des personnels et le syndicalisme que nous défendons, entre réformisme et contestation quand cela s’avère nécessaire. Le dialogue social est un travail qui demande de faire parfois des compromis, on va obtenir des choses auxquelles nous n’avions pas pensé au départ et devoir lâcher sur d’autres points. C’est parfois difficile de le faire comprendre aux équipes. C’est pourquoi, dans le cadre de notre plan d’action intitulé «Nouvelles donnes, nouveaux défis», nous sommes allés au-devant des équipes pour dialoguer sur les négociations en cours. Un exemple : nous avons fait le pari de signer la nouvelle convention collective des personnels sep, elle n’est pas satisfaisante mais il fallait sortir de l’ornière d’une situation engluée, notre but consistait à cons­truire l’avenir. La révision des classifications va être déterminante aujour­d’hui. La construction d’un vrai dialogue social demande du temps. Aujourd’hui le climat est apaisé mais nous restons fermes sur nos exigences. 

Des avancées… Continuons…
La création de la commission ministérielle (CCMMEP) est une belle avancée. La relation que l’on a établie avec le ministère de l’Édu­ca­tion nationale évolue dans le bon sens. Tout n’est pas parfait, parce qu’il reste encore des choses à obtenir, ne serait-ce que les Comités Techniques (CT) académiques, la déclinaison locale de ce que nous avons obtenu sur le plan national. Certaines négociations nous échappent encore et nous voulons y être partie prenante. Nous comprenons que le secteur public soit entendu prioritairement mais les agents de droit public sont des enseignants à part entière. Ils doivent pouvoir discuter des mêmes sujets au même moment que leurs homologues du public. Qu’au comité technique de l’Éducation nationale, le décret soit décidé et qu’ensuite on en voit les effets réglementairement sur le privé, c’est entendu mais à condition que l’on puisse donner notre avis en aval. Aujourd’hui, il y a encore des sujets sur lesquels on considère qu’ils sont de l’affaire du public et on demande que le privé se conforme à ce qui a été décidé. Nous souhaitons être invité avec les Organisations Syn­dicales (OS) du public ou encore mener la réflexion de façon simultanée. Pour la négociation du PPCR, il y a eu des discussions parallèles et ensuite, le ministère a embrassé le tout pour essayer de trouver le juste équilibre. Nous avons participé à de vrais groupes de travail qui nous ont permis d’avancer. Dans ce dernier mandat, je peux dire que j’ai davantage rencontré le cabinet que mes prédécesseurs. Un dialogue s’est mis en place mais il reste fragile, les élections présidentielles peuvent changer la donne.
Le rapport d’activité et les orientations se répondent. Ils ont été travaillés en miroir. C’est la première fois que nous allons proposer des interventions à la tribune à la fois sur le bilan des années écoulées mais aussi sur les orientations que nous proposons. Parce qu’il s’agit bien de s’inscrire sur une continuité.